La destination, décortiquée
Étudier en Australie
La destination PVT n°1 : salaires élevés, anglais en immersion et nature spectaculaire, pour un coût de la vie soutenu.
L'Australie, c'est le grand saut par excellence : l'autre bout du monde, l'anglais en immersion totale, des plages infinies et un PVT devenu un rite de passage pour des milliers de jeunes Français chaque année. La promesse est simple et plutôt tenue : des salaires parmi les plus élevés du monde qui financent le voyage au fur et à mesure. Mais c'est aussi loin, cher à l'arrivée, et sans filet côté santé si tu pars mal assuré. Voici le vrai brief avant de larguer les amarres.
Le brief · 01
Pourquoi l'Australie plaît autant
Commençons par le cœur du réacteur : le PVT. L'Australie est la destination working holiday préférée des jeunes Français, et ce n'est pas un hasard. Le visa (Working Holiday, sous-classe 417) s'obtient en ligne, sans quota pour les Français, ouvre 12 mois de séjour renouvelables jusqu'à 3 ans, et te donne le droit de travailler dès l'atterrissage. Peu de pays offrent une porte d'entrée aussi simple vers une vraie année à l'étranger.
Ensuite, il y a l'argent, et il faut en parler sans tabou : l'Australie affiche l'un des salaires minimums les plus élevés du monde, 26,44 AUD de l'heure depuis juillet 2026, et la plupart des jobs de backpacker sont payés en « casual » avec une majoration de 25 %. Concrètement, un job de serveur ou de fruit picker finance ton loyer, tes road trips et ta plongée sur la Grande Barrière. C'est toute la différence avec un séjour en Europe : ici, le voyage se paie en avançant.
Enfin, il y a l'aventure, la vraie : un pays-continent grand comme 14 fois la France, des déserts rouges, des forêts tropicales, des villes ultra agréables à vivre et un mode de vie tourné vers l'extérieur. Tu repars avec un anglais solide, une capacité à te débrouiller seul à 15 000 km de chez toi, et un CV qui raconte autre chose qu'un stage de plus.
Le brief · 02
Où poser tes valises, ville par ville
Sydney
La porte d'entrée classique, et un choc esthétique permanent : l'Opéra, le Harbour Bridge, Bondi et Manly accessibles en bus ou en ferry. C'est la plus grande ville du pays, celle où les jobs en hospitality (cafés, bars, restos) abondent, mais aussi la plus chère : les loyers se comptent à la semaine et piquent fort. Les quartiers où l'on veut vivre à 20 ans : Newtown, Surry Hills, Coogee. Idéale pour un premier atterrissage, quitte à repartir ensuite.
Melbourne
La rivale culturelle : cafés de spécialité, street art, concerts, sport toute l'année (Open d'Australie, footy). Régulièrement classée parmi les villes les plus agréables à vivre du monde, un peu moins chère que Sydney, avec une énorme communauté internationale et étudiante. Sa météo est une blague locale (« quatre saisons en une journée ») : prévois une veste même en été. Fitzroy, Brunswick et St Kilda concentrent la vie jeune.
Brisbane et la côte est
Le climat subtropical, une ville à taille humaine qui monte vite (elle accueillera les Jeux olympiques de 2032), et surtout la base parfaite pour la côte est : Gold Coast, Sunshine Coast, Byron Bay un peu plus au sud, et la mythique remontée vers Cairns et la Grande Barrière. Loyers plus doux qu'à Sydney, ambiance détendue, beaucoup de jobs saisonniers dans le tourisme.
Perth et l'ouest
La ville la plus isolée du monde développé, et c'est son charme : plages sublimes et désertes, coucher de soleil sur l'océan Indien, les quokkas de Rottnest Island. Moins de backpackers qu'à l'est, donc moins de concurrence sur les jobs, notamment dans les fermes et les métiers manuels bien payés de l'ouest minier. Si tu veux l'Australie sans la foule, c'est ici.
Partir
Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille, étape par étape.
en Australie · le grand sautLe brief · 03
La vie au quotidien (et les vrais chocs culturels)
Premier choc, le plus agréable : la vie se passe dehors. Barbecues publics gratuits dans les parcs, surf avant le boulot, sport en continu, apéros sur la plage. Les Australiens sont d'un abordable déconcertant, le « no worries » n'est pas un cliché, et se faire un réseau de potes internationaux prend environ une semaine dans n'importe quelle auberge.
Deuxième choc : le soleil est un vrai sujet. L'indice UV atteint des niveaux extrêmes une bonne partie de l'année et l'Australie affiche l'un des taux de cancer de la peau les plus élevés du monde. Crème solaire indice 50, chapeau, et pas de bronzette de midi : les locaux appliquent le « slip, slop, slap » depuis l'enfance, fais pareil.
Troisième choc : les distances. Sydney-Perth, c'est presque 4 000 km, soit Paris-Bagdad. On ne « fait » pas l'Australie en trois semaines : on choisit une côte, on prend son temps, et on vole ou on roule des heures entre deux étapes. La voiture ou le van deviennent vite indispensables hors des grandes villes (et on conduit à gauche).
Reste la culture backpacker, unique au monde ici : auberges pleines de voyageurs de 20 ans, petites annonces de jobs et de vans partagées entre voyageurs, entraide permanente. Tu n'es jamais seul longtemps. Côté déceptions assumées : tout ferme tôt, les prix affichés font mal au début, et la faune dangereuse dont tout le monde te parlera avant ton départ se résume, en pratique, à des araignées que tu ne verras presque jamais.
Le brief · 04
Étudier en Australie : le système et les portes d'entrée
L'enseignement supérieur australien est excellent et assumé comme un produit d'exportation : les universités du Group of Eight (Melbourne, Sydney, ANU, UNSW, Queensland, Monash, UWA, Adélaïde) trustent les classements mondiaux. Revers de la médaille : les frais de scolarité internationaux comptent parmi les plus élevés du monde, souvent plusieurs dizaines de milliers de dollars australiens par an pour un bachelor ou un master complet.
D'où la voie maligne pour un budget étudiant : l'échange universitaire. Si ta fac ou ton école française a un accord bilatéral avec une université australienne, tu pars un semestre ou un an en payant tes frais d'inscription français. Renseigne-toi auprès de ton service des relations internationales dès la première année, les places partent vite. Et regarde les aides mobilisables pour l'Australie : elles ne couvriront pas tout, mais chaque brique compte.
Pour un cursus complet ou un séjour linguistique long, il te faut le visa étudiant (sous-classe 500) : environ 2 500 AUD de frais de dossier depuis juillet 2026, une assurance santé étudiante obligatoire (l'OSHC, à souscrire pour toute la durée du visa) et la preuve que tu peux financer ton année, sur la base d'un montant de référence d'environ 29 710 AUD de frais de vie annuels, réévalué régulièrement. En échange, il autorise un travail à temps partiel : 48 heures par quinzaine en période de cours, sans limite pendant les vacances.
Dernière option, souvent oubliée : le PVT autorise jusqu'à 4 mois d'études. De quoi caser un séjour linguistique sérieux au début de ton année working holiday, sans visa étudiant. Pas sûr de la meilleure formule pour ton profil ? Larguo Match t'aide à trancher en trois minutes.
Le brief · 05
Le budget, en vrai
Soyons clairs : l'Australie est chère, surtout à Sydney et Melbourne. Le gouvernement australien lui-même retient environ 29 710 AUD par an de frais de vie pour un étudiant international, soit autour de 2 500 AUD par mois : c'est un bon ordre de grandeur, logement compris. Les loyers s'affichent à la semaine : une chambre en coloc dans les quartiers prisés de Sydney dépasse facilement 300 AUD par semaine, Melbourne suit de près, Brisbane, Adélaïde et Perth respirent un peu mieux. Ajoute un billet d'avion rarement sous les 1 000 € l'aller-retour, et un premier mois d'installation (caution, auberge, SIM, équipement) qui pique.
Mais l'équation a un deuxième terme que l'Europe n'a pas : les salaires. Au taux casual minimum de 33,05 AUD de l'heure, un simple job à 20 heures par semaine rapporte environ 660 AUD brut hebdomadaires, de quoi couvrir loyer et courses dans la plupart des villes. À temps plein en PVT, beaucoup arrivent à voyager plusieurs mois sur leurs économies australiennes. C'est le vrai modèle économique du pays pour un jeune Français : cher à l'entrée, généreux ensuite.
Pour alléger la note : vise la coloc ou le van partagé, cuisine (les marchés et les enseignes discount sauvent des budgets), profite des barbecues publics gratuits, achète d'occasion (les « op shops » sont une institution) et surveille les happy hours. Et garde un matelas de sécurité : le visa exige d'ailleurs de pouvoir montrer environ 5 000 AUD à l'arrivée, ce n'est pas un caprice administratif, c'est à peu près ce qu'il faut pour démarrer sereinement.
Le brief · 06
Le PVT 417 et le travail sur place
Le Working Holiday visa (sous-classe 417) est la voie royale, alors voici les règles exactes. Il faut avoir entre 18 et 35 ans au moment de la demande (l'accord franco-australien monte la limite à 35 ans pour les Français, contre 30 pour beaucoup d'autres nationalités), un passeport français valide, et pouvoir justifier d'environ 5 000 AUD d'économies plus de quoi payer ton billet retour. Les frais de dossier sont de 840 AUD depuis le 1er juillet 2026 pour un premier visa. Tout se fait en ligne, et le visa t'ouvre 12 mois de séjour à compter de ta première entrée, avec entrées et sorties illimitées.
Sur place, tu peux travailler pour financer ton voyage, avec une règle clé : 6 mois maximum chez un même employeur (sauf exceptions). Les jobs typiques : hospitality (café, bar, resto), fruit picking et travail en ferme, vente, chantiers, tourisme. Envie de rester ? Une 2e année s'obtient en accomplissant 3 mois (88 jours) de « specified work », des emplois précis (agriculture, notamment) dans certaines régions, et une 3e année avec 6 mois de specified work pendant la deuxième. Chaque renouvellement coûte désormais 1 000 AUD.
Côté droits, retiens ceci : un backpacker a les mêmes droits qu'un salarié australien. Le salaire minimum s'applique, les fiches de paie sont obligatoires, et le Fair Work Ombudsman aide gratuitement les travailleurs en visa temporaire en cas d'abus. Ne laisse jamais un employeur te payer « cash in hand » sous le minimum légal. Deux mécanismes à connaître : l'impôt spécifique working holiday (15 % dès le premier dollar jusqu'à 45 000 AUD de revenus) et la superannuation, une cotisation retraite de 12 % versée par ton employeur, que tu peux récupérer en quittant définitivement le pays (fortement taxée à la sortie). On détaille conditions, budget et stratégie dans notre guide complet du PVT Australie.
Le brief · 07
Les bons plans avant de partir
Le billet.
C'est un vrai poste de budget, alors joue la flexibilité : compare les dates sur un mois entier, regarde les arrivées à Melbourne ou Brisbane (parfois moins chères que Sydney), et pense au billet flexible ou à l'aller simple assumé si ton plan est ouvert, en gardant de quoi prouver que tu peux financer ton retour, c'est une condition du visa.
L'assurance, non négociable.
La France n'a pas d'accord de sécurité sociale réciproque avec l'Australie : Medicare, le système public local, ne te couvre pas. Une hospitalisation se chiffre en milliers de dollars, et l'accord franco-australien sur le PVT exige une assurance couvrant frais médicaux et rapatriement pour toute la durée du séjour. Souscris avant de décoller, pas après le premier accident de surf.
Le TFN.
Le Tax File Number est ton numéro fiscal australien : gratuit, à demander en ligne sur le site de l'ATO dès ton arrivée. Sans lui, ton employeur doit te prélever au taux maximum. C'est la première démarche de ta première semaine.
Le compte bancaire.
Indispensable pour être payé. Les grandes banques australiennes permettent souvent d'entamer l'ouverture en ligne avant même le départ, puis de valider ton identité en agence à l'arrivée. Compare les frais, certaines offres « nouveaux arrivants » sont gratuites la première année.
Van ou coloc.
Deux écoles. Le van, c'est la liberté et un loyer transformé en essence, mais inspecte-le sérieusement avant achat (état mécanique, immatriculation « rego » à jour). La coloc, c'est la stabilité pour enchaîner les semaines de travail en ville. Beaucoup font les deux : quelques mois de ville pour remplir le compte, puis la route.
Le timing.
Les saisons sont inversées : arriver entre septembre et novembre, c'est débarquer au printemps austral, juste avant le pic d'embauche de l'été (terrasses, tourisme, récoltes). Les saisons de picking tournent toute l'année selon les régions, il y a toujours une récolte quelque part.
Le brief · 08
Les démarches, pas à pas
Pour un départ en PVT, la séquence est bien rodée :
- Vérifie que tu coches les cases : 18 à 35 ans au moment de la demande, passeport français valide, environ 5 000 AUD de fonds plus le billet retour.
- Dépose ta demande de visa 417 en ligne via ImmiAccount sur le site du Département de l'Intérieur australien (840 AUD). Pas besoin de billet d'avion pour postuler.
- Souscris ton assurance PVT couvrant santé, hospitalisation et rapatriement pour toute la durée du séjour : c'est exigé par l'accord franco-australien.
- Réserve ton billet une fois le visa accordé, jamais avant. Tu as ensuite 12 mois pour entrer sur le territoire.
- À l'arrivée, enchaîne l'administratif : demande ton TFN sur le site de l'ATO, finalise ton compte bancaire, prends une SIM locale.
- Cadre ta superannuation : choisis un fonds (ou note celui ouvert par ton premier employeur) et garde précieusement les identifiants pour récupérer ton argent quand tu quitteras définitivement le pays.
Pour un projet d'études, le chemin passe par l'admission dans un établissement, l'OSHC, puis le visa étudiant 500. Dans les deux cas, on t'accompagne document par document sur la page visa et formalités de l'Australie.
Vérification
Nos sources
- Department of Home Affairs · Working Holiday visa (subclass 417)
- Department of Home Affairs · Student visa (subclass 500)
- Fair Work Ombudsman · Salaires minimums en Australie
- Study Australia (gouvernement australien) · Visa étudiant 500 et droits au travail
- France Diplomatie · Australie, santé et assurance (pas d'accord Medicare)
Le brief
Les faits clés
Ville étudiante repère
Langue(s)
Coût de la vie
Climat
Erasmus+
Monnaie
Après les études
Questions de bord · 🇦🇺
Ce que tu te demandes
Le brief avant de larguer les amarres. Réponses courtes, sourcées pour ce qui bouge.
Question 01 En quelle langue étudie-t-on en Australie ?
La langue officielle est anglais. De nombreux cursus sont aussi proposés en anglais, ce qui facilite l'accès sans maîtrise parfaite de la langue locale.
Question 02 Faut-il un visa pour étudier en Australie ?
Australie n'est pas dans l'espace Schengen. Selon la durée et le type de séjour, un permis d'études ou un visa peut être requis. Vérifie toujours les règles à jour auprès des autorités officielles.
Question 03 Quel budget prévoir pour étudier en Australie ?
Le coût de la vie y est élevé. À Sydney, comme dans les grandes villes étudiantes, le logement reste le principal poste de dépense. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation adaptée à ton mode de vie.
Question 04 Australie fait-il partie du programme Erasmus+ ?
Australie n'est pas un pays programme Erasmus+ au sens classique. D'autres dispositifs d'échange et de mobilité existent pour y étudier.
Question 05 Peut-on faire un PVT en Australie ?
Oui, Australie a un accord de Programme Vacances-Travail (PVT) avec la France. C'est une option idéale après les études : retrouve l'âge, les conditions et le budget dans nos guides PVT.
Le carnet de bord · 🇦🇺
Ceux qui y sont déjà
Les retours de celles et ceux qui sont partis en Australie — publiés tels quels après un filtre automatique, jamais réécrits.
Personne n'a encore ouvert le carnet en Australie. Tu y es, tu y étais ? Ton retour — même trois lignes — sera la première lumière allumée pour celles et ceux qui hésitent encore à larguer les amarres.
Continuer
Approfondir en Australie
Quelle mobilité choisir en Australie ?
Mobilité
Année de césure en Australie
6 à 12 mois
Mobilité
Année de lycée en Australie
3 à 12 mois
Mobilité
Au pair en Australie
6 à 12 mois
Mobilité
Chantier de bénévoles en Australie
1 à 3 semaines
Mobilité
Corps européen de solidarité en Australie
2 à 12 mois
Mobilité
Doctorat en Australie
3 à 5 ans
Mobilité
Échange universitaire en Australie
1 ou 2 semestres
Mobilité
Expatriation en Australie
Sans limite
Mobilité
Master en Australie
1 à 2 ans
Mobilité
Permis de travail en Australie
Variable selon le pays
Mobilité
Premier job en Australie
Sans limite
Mobilité
PVT en Australie
6 à 12 mois
Mobilité
Résidence permanente en Australie
Permanent
Mobilité
Séjour linguistique en Australie
1 semaine à plusieurs mois
Mobilité
Service civique en Australie
6 à 12 mois
Mobilité
Stage en Australie
2 à 12 mois
Mobilité
VIA en Australie
6 à 24 mois
Mobilité
VIE en Australie
6 à 24 mois
Mobilité
Volontariat (VSI) en Australie
1 à 2 ans
Mobilité
WWOOFing en Australie
1 semaine à plusieurs mois
Budget, bourses et formalités
Budget
Budget étudiant en Australie
Coût de la vie détaillé, ville par ville
Bourses
Bourses pour partir en Australie
Erasmus+, AMI, aides régionales
Visa
Visa & formalités en Australie
Séjour, permis, santé
Domaines
Étudier par domaine
Reconnaissance du diplôme en France
Autres destinations












