La destination, décortiquée

Étudier en Corée du Sud

K-culture, universités qui enseignent en anglais et coût raisonnable : la destination qui monte chez les jeunes Français.

  • Coût modéré
  • PVT ouvert
20
façons d'y partir
PVT
ouvert aux 18-30 ans
2/4
Coût de la vie (modéré)

Il y a quinze ans, la Corée du Sud était une destination confidentielle. Aujourd'hui, portée par la K-pop, les dramas et le cinéma, c'est l'un des pays qui font le plus rêver les jeunes Français. Bonne nouvelle : au-delà de l'écran, le pays tient ses promesses. Des universités qui accueillent très bien les étudiants en échange, une vraie offre de cours en anglais, un coût de la vie raisonnable pour une capitale mondiale, une sécurité bluffante et un PVT pour tenter l'aventure après les études. Voici le vrai brief avant de larguer les amarres.

Le brief · 01

Pourquoi la Corée attire autant

Soyons honnêtes : pour beaucoup, tout commence par un écran. Un drama, un concert, un webtoon, une playlist. La hallyu, cette vague culturelle coréenne, a fait de Séoul une capitale aussi désirable que New York ou Tokyo pour la génération qui a grandi avec Netflix et Spotify. Mais si la Corée attire, elle sait aussi retenir, pour des raisons beaucoup plus concrètes.

D'abord, les universités jouent le jeu. Les grandes facs de Séoul (Yonsei, Korea University, Seoul National University, Sungkyunkwan) ont des programmes d'échange rodés, des bureaux dédiés aux étudiants internationaux, des « buddy programs » pour t'intégrer dès la première semaine et surtout une vraie offre de cours en anglais. Tu n'as pas besoin de parler coréen pour valider un semestre.

Ensuite, le coût reste raisonnable. On est loin des loyers de Londres ou de Sydney : à Séoul, on peut se loger, manger et sortir avec un budget étudiant sérieux mais pas délirant, surtout si tu joues le jeu de la vie locale (cantine universitaire, street food, transports en commun imbattables).

Enfin, il y a l'après. La Corée fait partie des pays qui proposent un visa vacances-travail aux Français : douze mois sur place pour voyager et travailler, une rampe de lancement idéale après un échange ou un diplôme. Ajoute une sécurité parmi les meilleures au monde et un pays hyperconnecté où tout fonctionne, et tu comprends pourquoi tant de monde y retourne une deuxième fois.

Le brief · 02

Où poser tes valises, ville par ville

Séoul

L'évidence. La capitale concentre les grandes universités, les opportunités, la vie nocturne et l'énergie qui a rendu le pays célèbre. Chaque campus a son quartier : Sinchon et Hongdae autour de Yonsei et Hongik (bars, concerts, friperies, la vie étudiante à l'état pur), Anam pour Korea University, Gwanak au pied de la montagne pour Seoul National University. Le métro va partout, tout le temps, pour environ un euro le trajet. C'est la ville la plus chère du pays, mais le système des goshiwons (on y revient) permet de s'y loger sans se ruiner.

Busan

La deuxième ville du pays, au bord de la mer. Plages de Haeundae et de Gwangalli, fruits de mer, montagnes qui tombent dans l'océan, un grand festival de cinéma et un rythme nettement plus détendu qu'à Séoul. Pusan National University anime un vrai quartier étudiant, les loyers sont plus doux, et le dialecte local (le satoori) te fera travailler l'oreille. Parfait si tu veux la Corée sans la pression de la capitale.

Daejeon, Daegu et les villes de campus

Daejeon, c'est la ville de la science : le KAIST, l'un des instituts technologiques les plus réputés d'Asie, y attire des étudiants du monde entier avec de nombreux cursus en anglais. Daegu est une grande ville étudiante au climat chaud l'été, bien reliée au reste du pays par le KTX (le TGV coréen). Dans les deux cas : loyers bien plus bas qu'à Séoul, moins d'anglais dans la rue, immersion garantie.

Jeju

L'île volcanique tout au sud, semi-tropicale, celle des dramas et des lunes de miel coréennes. Randonnée sur le Hallasan, plages, cafés face à la mer : la vie y est douce et nettement moins chère. Jeju National University accueille des étudiants en échange, mais sois lucide : c'est une île, et l'agitation d'une grande ville te manquera peut-être au bout de trois mois.

Corée du SudSéoul

Partir

Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille, étape par étape.

en Corée du Sud · le grand saut

Le brief · 03

La vie au quotidien (et les vrais chocs culturels)

Le premier choc, c'est le rythme. « Palli palli » (« vite, vite ») n'est pas un cliché : tout va vite, tout le temps. Les livraisons arrivent en trente minutes, les commerces ferment tard, les cafés d'étude et les supérettes sont ouverts 24 h/24. Après quelques semaines, c'est la lenteur française qui te paraîtra exotique.

Le deuxième, c'est la place de l'âge et de la hiérarchie. En Corée, on te demandera vite ton âge : ce n'est pas de la curiosité déplacée, c'est ce qui détermine la façon de se parler (le coréen a plusieurs niveaux de politesse). En tant qu'étudiant étranger, on te pardonnera beaucoup, mais retiens les bases : on tend et on reçoit avec les deux mains, on ne se sert jamais soi-même à boire, on suit le mouvement quand un aîné se lève de table.

Ensuite, il y a tout ce qui rend la vie sur place addictive : la culture café (des study cafés où tu peux réviser des heures pour le prix d'un latte), les noraebang (karaoké en salle privée) en fin de soirée, le soju à prix d'ami, la street food de nuit, et une sécurité qui déroute au début : on laisse son ordinateur sur la table du café pour aller commander, et il est encore là au retour.

Deux réalités à connaître avant de signer quoi que ce soit : les logements sont petits (un studio de 20 m² est la norme, pas l'exception) et le système de caution peut piquer, avec souvent plusieurs milliers d'euros de dépôt pour un studio classique. Et côté langue : le hangeul, l'alphabet coréen, s'apprend honnêtement en un week-end, et tu liras les panneaux et les menus très vite. Parler coréen couramment, en revanche, est un marathon. Les deux réalités coexistent très bien.

Le brief · 04

Étudier en Corée : échanges, visa D-2 et bourses

La voie royale, c'est l'échange universitaire. Énormément d'écoles et d'universités françaises (commerce, ingénieurs, IEP, facs) ont des accords avec des établissements coréens : un semestre ou une année à Yonsei, Korea University, Sungkyunkwan ou ailleurs, en continuant de payer tes frais de scolarité français. Les rentrées ont lieu en mars et en septembre, et les dossiers se montent six à neuf mois à l'avance : va voir le bureau des relations internationales de ton établissement dès maintenant. Notre page étudier à l'étranger t'aide à cadrer le projet.

Tu peux aussi viser un diplôme complet en candidatant directement : les universités coréennes recrutent activement à l'international et proposent de nombreux cursus 100 % en anglais, surtout en business, relations internationales et ingénierie. Une fois admis, l'université t'envoie un certificat d'admission, avec lequel tu demandes ton visa étudiant D-2 auprès de l'ambassade de Corée (les échanges relèvent d'une sous-catégorie du même visa), preuve de fonds à l'appui.

Côté financement, la bourse à connaître est la GKS (Global Korea Scholarship) : le programme du gouvernement coréen couvre les frais de scolarité, verse une allocation mensuelle et inclut le plus souvent une année de coréen intensif avant le cursus. C'est sélectif, mais bien réel : les candidatures passent par l'ambassade ou par les universités partenaires, via le site officiel Study in Korea. Toutes les formalités sont détaillées sur notre page visa Corée du Sud.

Le brief · 05

Le budget, en vrai

Repère de base : 1 euro vaut environ 1 500 wons (KRW). Un budget étudiant réaliste à Séoul tourne autour de 800 à 1 200 € par mois tout compris, selon ton logement, et sensiblement moins à Busan, Daegu ou Daejeon.

Le poste qui change tout, c'est le logement. L'option d'atterrissage classique, c'est le goshiwon : une chambre minuscule (souvent moins de 10 m²) mais meublée, charges comprises, riz et nouilles instantanées parfois à volonté, et surtout sans caution, pour environ 300 000 à 800 000 wons par mois (200 à 500 €) selon le quartier et le confort. Les résidences universitaires sont l'autre bonne porte d'entrée. Le one-room (studio) offre plus d'espace pour 450 à 800 € par mois, mais exige une caution qui atteint souvent plusieurs milliers d'euros : c'est le fonctionnement normal du marché locatif coréen, pas une arnaque.

La bonne nouvelle, c'est que le reste de la vie est doux. Un repas complet à la cantine universitaire coûte 4 à 5 €, un kimbap ou un bibimbap dans un petit resto de quartier dépasse rarement 6 €, et le trajet de métro revient à environ 1 € avec la carte T-money. Les sorties suivent la même logique : soju et street food coûtent peu. Ce sont les cafés à répétition et les produits importés (fromage, fruits, vin) qui plombent un budget.

Tu hésites encore entre la Corée et une autre destination ? Passe ton profil dans Larguo Match pour comparer les options selon ton budget et ton projet.

Le brief · 06

Le PVT et le travail sur place

Le visa vacances-travail (catégorie H-1), c'est le sésame pour vivre la Corée sans passer par la case études. Les conditions, à vérifier auprès de l'ambassade de Corée en France au moment de ta demande : avoir entre 18 et 30 ans révolus au dépôt du dossier, un passeport français encore valide douze mois, ne jamais avoir bénéficié de ce visa et partir sans personne à charge. Il t'ouvre douze mois sur place, une seule fois dans la vie.

Le quota français est de 2 000 places par an, et elles partent vite : ne traîne pas en début d'année. Le visa lui-même est gratuit pour les Français ; tu ne paies que les frais de service du centre des visas (KVAC, autour de 60 €), où le dossier se dépose par courrier. Il faut justifier d'environ 2 500 € d'économies (avec un billet retour, ou une somme supérieure sans billet) et d'une assurance couvrant les douze mois du séjour (maladie, hospitalisation, rapatriement, au moins 30 000 € de couverture). Compte deux à quatre semaines de traitement. Le pas-à-pas complet est sur notre page visa Corée du Sud.

Sur place, ce visa limite le travail à 25 heures par semaine pour les Français et ferme certains secteurs réglementés. Les jobs classiques : cafés, restaurants, guesthouses, tourisme, événementiel, et le grand classique des francophones, donner des cours de français, très recherchés.

Si tu es en visa étudiant D-2, tu peux aussi travailler, mais uniquement avec une autorisation préalable de l'immigration. En période de cours, le plafond tourne autour de 20 heures par semaine et varie selon ton niveau certifié de coréen (le fameux TOPIK), avec plus de latitude pendant les vacances universitaires.

Le brief · 07

Les bons plans avant de partir

La T-money.

Achète-la dès l'aéroport (puis recharge-la dans n'importe quelle supérette) : elle paie le métro, le bus, le taxi et même tes courses, dans tout le pays. Zéro friction.

Le téléphone.

Prends une SIM ou eSIM touristique à l'arrivée, puis un forfait local une fois ta carte de séjour en poche. Un numéro coréen est indispensable : la plupart des applis, réservations et livraisons le réclament.

La carte de séjour.

Si tu restes plus de 90 jours, tu dois t'enregistrer auprès de l'immigration après ton arrivée pour obtenir ta carte de résident (l'ex-ARC). Prends rendez-vous tôt, les créneaux partent vite en septembre : c'est elle qui débloque le compte bancaire, le vrai forfait téléphonique et la vie normale.

La banque.

Ouvre ton compte après la carte de séjour (Woori, KEB Hana et Shinhan ont l'habitude des étudiants internationaux). En attendant, une carte bancaire internationale sans frais fait le travail.

Les applis.

Google Maps fonctionne mal en Corée : télécharge Naver Map ou Kakao Map avant de partir, plus KakaoTalk (la messagerie de tout le pays), Papago (traduction bien plus fiable que Google pour le coréen) et une appli de livraison locale.

L'assurance.

Exigée et vérifiée pour le PVT (douze mois de couverture). En visa étudiant, tu seras en principe affilié à l'assurance santé nationale coréenne après ton enregistrement, mais garde une assurance voyage pour le trajet et les premières semaines.

La langue.

Apprends le hangeul avant de décoller : c'est un week-end de travail et ça change tout dès le premier jour. Ajoute quelques formules de politesse, et tu pars avec une vraie longueur d'avance.

Le brief · 08

Les démarches, pas à pas

Pour un projet d'études, la séquence :

  1. Cale ton projet : échange via ton établissement ou candidature directe, rentrée de mars ou de septembre, dossier à monter six à neuf mois avant.
  2. Décroche ton admission et attends le certificat d'admission envoyé par l'université coréenne.
  3. Demande ton visa D-2 auprès de l'ambassade de Corée (dépôt via le centre des visas), avec certificat d'admission, passeport et preuve de fonds.
  4. Souscris ton assurance et réserve tes premières nuits (goshiwon ou résidence universitaire).
  5. À l'arrivée : enregistrement à l'immigration pour la carte de séjour, puis compte bancaire et forfait local.

Pour un PVT, pas de tirage au sort, mais un quota de 2 000 places qui s'épuise : tu montes ton dossier (formulaire, passeport valide douze mois, justificatif d'environ 2 500 €, assurance sur douze mois, programme de séjour), tu l'envoies au centre des visas à Paris et tu comptes deux à quatre semaines de traitement. On détaille chaque document sur la page visa & formalités de la Corée du Sud.

Le brief

Les faits clés

Ville étudiante repère

Séoul

Langue(s)

coréencursus EN

Coût de la vie

modéré

Climat

continental

Erasmus+

Hors programme

Monnaie

KRW

Après les études

Accord PVT avec la France

Questions de bord · 🇰🇷

Ce que tu te demandes

Le brief avant de larguer les amarres. Réponses courtes, sourcées pour ce qui bouge.

Question 01

En quelle langue étudie-t-on en Corée du Sud ?

La langue officielle est coréen. De nombreux cursus sont aussi proposés en anglais, ce qui facilite l'accès sans maîtrise parfaite de la langue locale.

Question 02

Faut-il un visa pour étudier en Corée du Sud ?

Corée du Sud n'est pas dans l'espace Schengen. Selon la durée et le type de séjour, un permis d'études ou un visa peut être requis. Vérifie toujours les règles à jour auprès des autorités officielles.

Question 03

Quel budget prévoir pour étudier en Corée du Sud ?

Le coût de la vie y est modéré. À Séoul, comme dans les grandes villes étudiantes, le logement reste le principal poste de dépense. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation adaptée à ton mode de vie.

Question 04

Corée du Sud fait-il partie du programme Erasmus+ ?

Corée du Sud n'est pas un pays programme Erasmus+ au sens classique. D'autres dispositifs d'échange et de mobilité existent pour y étudier.

Question 05

Peut-on faire un PVT en Corée du Sud ?

Oui, Corée du Sud a un accord de Programme Vacances-Travail (PVT) avec la France. C'est une option idéale après les études : retrouve l'âge, les conditions et le budget dans nos guides PVT.

Le carnet de bord · 🇰🇷

Ceux qui y sont déjà

Les retours de celles et ceux qui sont partis en Corée du Sud — publiés tels quels après un filtre automatique, jamais réécrits.

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