La destination, décortiquée

Étudier au Canada

Bilingue, accueillant, et la porte d'entrée du PVT : idéal pour un échange puis une expérience de travail.

  • 1 2102 180 $CA / mois
  • Coût assez élevé
  • PVT ouvert
1 2102 180
$CA par mois à Montréal
20
façons d'y partir
PVT
ouvert aux 18-35 ans
3/4
Coût de la vie (assez élevé)

Le Canada coche à peu près toutes les cases pour un jeune Français qui veut tenter l'étranger. Tu peux y étudier en français à Montréal ou à Québec, ou plonger dans l'anglais à Toronto et Vancouver. Et surtout, c'est la porte d'entrée la plus simple vers une vraie expérience de travail grâce au PVT. Nature démesurée, villes qui bougent, société accueillante et sûre : voici le vrai brief, sans langue de bois, avant de larguer les amarres.

Le brief · 01

Pourquoi le Canada plaît autant

Commençons par l'évidence : c'est l'un des rares pays au monde où tu peux étudier en français sans quitter un continent anglophone. À Montréal, tu gardes ta langue tout en te frottant à l'anglais dès que tu changes de quartier. Ailleurs, tu bascules en immersion totale et tu ressors bilingue, ce qui pèse lourd sur un CV.

Le reste tient en trois mots : accueil, sécurité, nature. Le Canada est une société d'immigration : personne ne te regarde de travers parce que tu as un accent, et se faire un réseau international y est presque un sport national. C'est aussi l'un des pays les plus sûrs de la planète, avec une qualité de vie qui fait rêver, des grands espaces à une heure de la ville, des lacs, des forêts et des montagnes à perte de vue.

Enfin, c'est la destination reine du départ après les études. Le PVT permet de rester travailler jusqu'à 24 mois, un diplôme obtenu sur place ouvre un permis de travail post-diplôme, et de là, une vraie voie vers la résidence permanente. Peu de pays offrent une rampe de lancement aussi lisible pour un jeune qui veut se construire une expérience à l'international.

Le brief · 02

Où poser tes valises, ville par ville

Montréal

Le choix par défaut des Français, et pour de bonnes raisons : francophone, la plus abordable des grandes villes canadiennes, une énergie étudiante folle (McGill, Concordia, UdeM, UQAM) et une culture café-terrasses-festivals qui ne s'arrête jamais l'été. Le Plateau, le Mile End et Villeray sont les quartiers où l'on veut vivre à 20 ans. L'hiver est rude mais la ville est faite pour (métro chauffé, ville souterraine).

Toronto

Une autre catégorie : plus grande, plus anglophone, plus chère, mais imbattable côté opportunités professionnelles et diversité (on y parle toutes les langues du monde). Si ton projet, c'est carrière, stages et networking dans la finance, la tech ou le cinéma, c'est là. Prévois un budget logement solide.

Vancouver

La carte postale : océan d'un côté, montagnes de l'autre, le climat le plus doux du pays (mais pluvieux d'octobre à mars). Parfait si tu es outdoor (ski et rando le week-end) et que le budget suit, car c'est la ville la plus chère du Canada.

Québec et les autres

Québec : plus petite, 100 % française, magnifique et nettement moins chère, idéale pour une première année sans choc. Ottawa (bilingue, calme, la capitale) et Halifax (côte est, ambiance étudiante et maritime) sont d'excellents outsiders, souvent plus accessibles côté loyers.

CanadaMontréal

Partir

Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille, étape par étape.

au Canada · le grand saut

Le brief · 03

La vie au quotidien (et les vrais chocs culturels)

Parlons de l'hiver, puisque tout le monde en a peur. Oui, il fait froid, vraiment froid à Montréal (jusqu'à -25°C ressenti). Mais tout est pensé pour : chauffage partout, réseaux souterrains, et une vraie culture du plein air (patinoires, ski de fond, cabane à sucre). On s'habille en couches, on investit dans une grosse doudoune et de bonnes bottes, et on finit par trouver l'hiver plutôt festif.

Les autres surprises pour un Français : les gens sont franchement gentils (on te dit bonjour, on te demande comment ça va, et c'est sincère), on laisse un pourboire de 15 à 20 % au resto et dans les bars, les taxes ne sont pas incluses dans les prix affichés (mauvaise surprise en caisse), et les distances sont énormes.

Côté social, la vie se joue autant dehors (rando, chalet entre amis, festivals) qu'au bar. Les grandes villes ont de bons transports en commun, mais dès qu'on sort, la voiture reprend ses droits. La scène gastronomique est ultra multiculturelle et abordable, et se faire des amis, entre l'ambiance ouverte et l'énorme communauté internationale, est plus facile qu'ailleurs.

Le brief · 04

Étudier au Canada : le système et la candidature

Le système distingue les collèges (formations professionnelles et techniques, très concrètes, souvent avec stages) et les universités (cursus académiques, du bachelor au doctorat). Plusieurs établissements figurent dans le top mondial : Toronto, McGill, UBC.

La marche à suivre : tu postules d'abord directement auprès de l'établissement, qui doit être un « établissement d'enseignement désigné » (EED). Chaque programme a ses dates limites, souvent 6 à 12 mois avant la rentrée : anticipe. Une fois l'admission en poche, tu demandes ton permis d'études, précédé d'un CAQ si tu étudies au Québec.

Côté langue, tu étudies en français au Québec, en anglais ailleurs, avec généralement un test de langue à fournir (IELTS ou TOEFL pour l'anglais, parfois TEF/TCF pour le français). Enfin, les frais de scolarité internationaux sont plus élevés qu'en France et varient beaucoup selon le programme, la province et ton statut : renseigne-toi tôt sur les accords France-Québec et sur les bourses mobilisables.

Le brief · 05

Le budget, en vrai

À Montréal, un budget étudiant réaliste tourne autour de 1 210 à 2 180 CAD par mois (environ 800 à 1 500 €), logement compris, selon que tu es en résidence/coloc ou en studio seul. Toronto et Vancouver font grimper la note, surtout à cause des loyers : compte facilement 30 à 50 % de plus sur l'hébergement.

Pour obtenir ton permis d'études, tu dois prouver que tu peux subvenir à tes besoins. Depuis septembre 2025, le montant exigé (hors frais de scolarité) est d'au moins 22 895 CAD par an pour les provinces hors Québec, réévalué chaque 1er septembre. Ce n'est pas de l'argent à dépenser, mais à montrer sur un relevé bancaire.

Pour alléger : vise une coloc (le poste le plus variable), cuisine chez toi, prends l'abonnement de transport étudiant, et profite des innombrables réductions étudiantes (musées, cinémas, logiciels). Tu peux aussi travailler à temps partiel pendant tes études. Compose ton budget précis avec notre simulateur pour Montréal.

Le brief · 06

Travailler pendant et après tes études

Pendant les études, le permis d'études autorise un travail hors campus à temps partiel (nombre d'heures encadré par la loi, vérifie la règle à jour côté IRCC). De quoi mettre un pied dans le marché du travail local, se faire un réseau et arrondir les fins de mois.

Après un diplôme canadien admissible, tu peux demander un permis de travail post-diplôme (PGWP) pour rester travailler légalement, souvent l'étape décisive vers la résidence permanente (via l'Entrée express ou les programmes provinciaux).

Et si tu veux tenter l'aventure sans passer par les études, il y a le PVT (via l'EIC) : ouvert aux Français de 18 à 35 ans, jusqu'à 24 mois sur place. Pour la saison 2026, le quota français est d'environ 5 661 places, les frais d'un premier PVT tournent autour de 369,75 CAD, et tu dois pouvoir montrer environ 2 500 CAD à l'arrivée. L'inscription au bassin de candidats est gratuite : on ne paie qu'après avoir reçu une invitation. On détaille tout ici.

Le brief · 07

Les bons plans avant de partir

Le logement.

Ne signe jamais un bail sans avoir vu (ou fait visiter par un proche sur place). Pour chercher : les groupes Facebook d'expatriés et d'étudiants français, Kijiji, et les résidences universitaires (pratiques la première session, le temps de te poser). Vise un quartier bien desservi par le métro/bus.

Les transports.

Prends direct l'abonnement mensuel étudiant : OPUS à Montréal, Presto à Toronto, Compass à Vancouver. C'est vite rentabilisé et ça t'ouvre toute la ville.

L'administratif à ton arrivée.

Ouvre un compte bancaire dès les premiers jours (les banques ont des offres « nouveaux arrivants »), prends un forfait mobile local, et surtout souscris une assurance santé : la couverture publique dépend de la province et n'est pas immédiate, une assurance étudiante ou PVT est indispensable.

Le timing.

Arrive une à deux semaines avant la rentrée pour trouver ton logement, ouvrir tes comptes et te repérer sans stress.

Le brief · 08

Les démarches, pas à pas

Pour un projet d'études, la séquence est simple sur le papier :

  1. Décroche ton admission dans un établissement désigné (EED).
  2. Obtiens le CAQ si tu vises le Québec (obligatoire, à demander avant le permis).
  3. Justifie tes fonds (au moins 22 895 CAD hors Québec, hors scolarité).
  4. Demande ton permis d'études auprès d'IRCC.
  5. Prépare ton arrivée (AVE, assurance, logement).

Pour un PVT, c'est un autre chemin : tu t'inscris gratuitement au bassin de candidats, tu attends une invitation (tirages au sort dès janvier), puis tu déposes ta demande de permis. On t'accompagne étape par étape sur la page visa & formalités du Canada.

Le brief

Les faits clés

Ville étudiante repère

Montréal

Langue(s)

français, anglaiscursus EN

Coût de la vie

assez élevé

Climat

continental

Erasmus+

Hors programme

Monnaie

CAD

Après les études

Accord PVT avec la France

Questions de bord · 🇨🇦

Ce que tu te demandes

Le brief avant de larguer les amarres. Réponses courtes, sourcées pour ce qui bouge.

Question 01

En quelle langue étudie-t-on au Canada ?

Les langues officielles sont français et anglais. De nombreux cursus sont aussi proposés en anglais, ce qui facilite l'accès sans maîtrise parfaite de la langue locale.

Question 02

Faut-il un visa pour étudier au Canada ?

Canada n'est pas dans l'espace Schengen. Selon la durée et le type de séjour, un permis d'études ou un visa peut être requis. Vérifie toujours les règles à jour auprès des autorités officielles.

Question 03

Quel budget prévoir pour étudier au Canada ?

Le coût de la vie y est assez élevé. À Montréal, comme dans les grandes villes étudiantes, le logement reste le principal poste de dépense. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation adaptée à ton mode de vie.

Question 04

Canada fait-il partie du programme Erasmus+ ?

Canada n'est pas un pays programme Erasmus+ au sens classique. D'autres dispositifs d'échange et de mobilité existent pour y étudier.

Question 05

Peut-on faire un PVT au Canada ?

Oui, Canada a un accord de Programme Vacances-Travail (PVT) avec la France. C'est une option idéale après les études : retrouve l'âge, les conditions et le budget dans nos guides PVT.

Le carnet de bord · 🇨🇦

Ceux qui y sont déjà

Les retours de celles et ceux qui sont partis au Canada — publiés tels quels après un filtre automatique, jamais réécrits.

Personne n'a encore ouvert le carnet au Canada. Tu y es, tu y étais ? Ton retour — même trois lignes — sera la première lumière allumée pour celles et ceux qui hésitent encore à larguer les amarres.

Publication immédiate après un filtre automatique — reste concret, pas de nom de famille ni de coordonnées.

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