La destination, décortiquée

Étudier en Italie

Art, design et art de vivre : une destination Erasmus historique au coût de la vie raisonnable hors grandes villes.

  • 7721 662 / mois
  • Coût modéré
  • Erasmus+ gr.2
7721 662
€ par mois à Milan
20
façons d'y partir
Gr. 2
Pays programme Erasmus+
2/4
Coût de la vie (modéré)

L'Italie, c'est la destination Erasmus mythique par excellence : celle des cafés en terrasse, des cours dans des palais vieux de plusieurs siècles et des week-ends à se perdre dans des villes-musées. Pour un jeune Français, c'est aussi l'une des portes les plus simples vers l'étranger : une langue latine cousine, pas de visa, une culture familière et un coût de la vie souvent plus doux qu'à Paris dès qu'on quitte le nord. Voici le vrai brief, sans filtre, avant de larguer les amarres vers la Botte.

Le brief · 01

Pourquoi l'Italie plaît autant

Commençons par l'évidence : l'Italie, c'est l'Erasmus mythique, celui des films et des souvenirs de tes grands frères et grandes sœurs. Le pays fait partie du trio de tête des destinations préférées des étudiants français, avec l'Espagne et l'Allemagne, et ce n'est pas un hasard : on y étudie parfois dans des bâtiments plus vieux que la France telle qu'on la connaît. L'université de Bologne, fondée en 1088, est la plus ancienne du monde occidental encore en activité.

Mais au-delà du décor, il y a l'art de vivre. Le café serré debout au comptoir, l'aperitivo qui transforme chaque fin de journée en petite fête, la cuisine régionale la moins chère et la meilleure d'Europe, les villes où l'on marche partout : à 20 ans, c'est un terrain de jeu idéal. Culture, design, mode, cinéma, histoire de l'art : si ton projet touche à la création, tu es au bon endroit.

Enfin, il y a l'argument budget. Hors des grandes villes du nord, le coût de la vie reste doux, et surtout les universités publiques calculent leurs frais selon les revenus de ta famille (l'ISEE) : pour beaucoup d'étudiants, la fac publique italienne revient à quelques centaines d'euros par an, parfois moins. Pas encore certain que ce soit ton pays ? Compare-le à d'autres avec Larguo Match.

Le brief · 02

Où poser tes valises, ville par ville

Milan

La capitale économique, de la mode et du design. C'est la ville la plus internationale, la plus dynamique et, aussi, la plus chère du pays. On y trouve des pointures : le Politecnico di Milano (ingénierie, architecture, design, très bien classé mondialement), l'Università Statale, la Bicocca, et côté privé la Bocconi (économie, prestigieuse mais coûteuse) et la Cattolica. Les quartiers étudiants : Città Studi (près des facs), Navigli pour les soirées le long des canaux, Isola et Lambrate pour le côté branché.

Rome

La Ville éternelle, où l'on vit entre ruines antiques et vie de quartier. La Sapienza est l'une des plus grandes universités d'Europe, complétée par Roma Tre, Tor Vergata et la privée LUISS. Plus étalée et parfois plus chaotique que Milan (transports capricieux), mais tellement vivante. Vise San Lorenzo (le quartier étudiant collé à la Sapienza), Pigneto pour la vie nocturne, Trastevere et Monti pour le charme.

Bologne

La ville étudiante par excellence, surnommée « la Dotta » (la savante). Une population jeune énorme, des kilomètres de portiques pour marcher au sec, une vie nocturne et associative bouillonnante, et une Alma Mater Studiorum ultra réputée. Coût de la vie plus raisonnable qu'à Milan, ambiance de vrai campus à ciel ouvert. Le cœur bat autour de la via Zamboni.

Florence

Un musée à ciel ouvert, paradis de l'histoire de l'art et du design. L'Università di Firenze est solide, mais la ville, très touristique, affiche des loyers tendus pour sa taille. Idéale si tu vises l'art, l'architecture ou la restauration du patrimoine, et que tu acceptes de partager tes rues avec les visiteurs du monde entier.

Turin

Le secret le mieux gardé du nord. Ancienne capitale industrielle (Fiat), elle offre une Università di Torino et un Politecnico di Torino de premier plan, un vrai budget étudiant, les Alpes à une heure pour skier, et le berceau historique de l'aperitivo. San Salvario concentre la vie nocturne.

Et aussi

Padoue et Pise (universités historiques, esprit ville-campus, excellent rapport qualité-prix), Naples (intense, populaire, abordable, avec la Federico II) : d'excellents plans, souvent bien moins chers que Milan ou Rome.

ItalieMilan

Partir

Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille, étape par étape.

en Italie · le grand saut

Le brief · 03

La vie au quotidien (et les vrais chocs culturels)

Premier réflexe à adopter : le café. On le boit serré (un espresso), souvent debout au comptoir pour environ 1 à 1,20 €, et le cappuccino, c'est le matin, jamais après un repas (règle culturelle non négociable). T'asseoir en terrasse coûte plus cher : c'est le fameux « coperto ».

Ensuite, l'aperitivo : entre 18h et 21h, un verre (un Spritz, souvent 8 à 12 €) s'accompagne d'un buffet ou de petites assiettes. À Milan, ça peut carrément remplacer le dîner. C'est le rituel social numéro un pour se faire des amis.

Côté rythme, il faut lâcher prise : la bureaucratie italienne est lente et parfois kafkaïenne, les commerces ferment l'après-midi dans le sud, et un rendez-vous « à 20h » commence rarement à l'heure. Prends ton mal en patience, garde des copies de tout, et souris.

L'Italie est aussi profondément régionale : un Milanais et un Napolitain n'ont pas l'impression de venir du même pays, les dialectes sont vivaces, et le fameux « campanilisme » (l'attachement à son clocher) est bien réel. Le nord est plus riche et rapide, le sud plus chaleureux et abordable.

Bonne nouvelle pour bouger : le train. Les régionaux sont bon marché, et les grandes villes sont reliées par le train à grande vitesse (Frecciarossa, Italo). Prévois juste les grèves (« sciopero »), quasi folkloriques. En ville, les transports en commun sont peu chers. Et se faire des amis ? Entre l'énorme communauté Erasmus et la chaleur locale, c'est plutôt facile, surtout si tu tentes trois mots d'italien.

Le brief · 04

Étudier en Italie : le système et la candidature

Le paysage est dominé par de grandes universités publiques, souvent anciennes et bien classées (Bologne, la Sapienza, Padoue, les Politecnico de Milan et de Turin). En tant que citoyen français, tu es traité comme un étudiant italien : mêmes droits d'accès, mêmes frais.

La candidature dépend de ta situation. En Erasmus, tout passe par ta fac française : tu ne paies pas de frais en Italie et tu gardes ta bourse. Pour une inscription complète (toute une licence ou un master), tu postules directement auprès de l'université. Elle te demandera tes relevés et souvent une évaluation de ton diplôme via le CIMEA (l'organisme officiel de reconnaissance) ou une Dichiarazione di Valore. Attention : beaucoup de licences sont à numéro fermé (« numero chiuso ») avec un test d'entrée, souvent le TOLC organisé par le CISIA ; la médecine en anglais passe, elle, par le test IMAT.

Le gros atout, ce sont les frais (les « tasse »). Dans le public, ils sont calculés selon l'ISEE, un indicateur des revenus de ton foyer. En dessous d'un certain seuil (souvent entre 22 000 et 30 000 € selon l'établissement), c'est la « no tax area » : tu ne paies quasiment rien, hors une taxe régionale (environ 140 à 200 €) et un timbre. Au-dessus, la contribution augmente progressivement. Les étudiants de l'UE peuvent obtenir un ISEE (ou un ISEE « parificato » pour des revenus perçus à l'étranger) afin d'en bénéficier : renseigne-toi tôt, ça peut diviser ta facture par dix. Regarde aussi les bourses mobilisables au titre du droit à l'étude (« DSU »).

Côté langue, la majorité des licences sont en italien (accessible pour un francophone motivé), mais les cursus 100 % en anglais se multiplient, surtout en master. L'année démarre fin septembre / début octobre, avec des sessions d'examens en janvier-février et juin-juillet.

Le brief · 05

Le budget, en vrai

La règle d'or : le nord coûte cher, le sud est abordable, et Milan joue dans sa propre catégorie. À Milan, un budget étudiant réaliste tourne autour de 770 à 1 660 € par mois, logement compris, selon que tu es en résidence, en coloc ou en studio seul. Un profil classique (chambre en coloc, cuisine maison, quelques sorties) tourne autour de 1 000 € par mois. Tu peux affiner ta simulation avec notre outil budget pour Milan.

Rome est un cran en dessous, et Bologne, Turin, Padoue ou Naples te feront vivre correctement pour souvent 700 à 900 € par mois. Le poste qui fait tout basculer, c'est le loyer : une chambre en coloc va d'environ 300 € dans le sud à 600 € et plus à Milan.

Pour alléger : vise la coloc ou une résidence universitaire (via l'organisme régional du droit à l'étude, très bon marché mais places limitées et sur critères de revenus), cuisine chez toi, prends le pass transport étudiant (à Milan, environ 22 € par mois pour les moins de 27 ans), et exploite l'aperitivo comme dîner malin. Un job étudiant (bar, tutorat, cours de français ou d'anglais, tourisme) complète bien, même si les salaires restent modestes.

Le brief · 06

Travailler et s'installer

Bonne nouvelle : en tant que Français, tu bénéficies de la libre circulation dans l'UE. Pas de permis de travail, pas de quota : tu peux travailler pendant tes études comme après, dans les mêmes conditions qu'un Italien.

La moins bonne : le marché du travail est contrasté. Le chômage des jeunes reste élevé, nettement plus dans le sud que dans le nord, et les salaires d'entrée sont bas comparés à la France. Les jobs étudiants se trouvent surtout dans les bars, la restauration, le tourisme, le tutorat et l'enseignement des langues. Le nord (Milan, Turin, Bologne) concentre l'essentiel des opportunités qualifiées, notamment en design, mode, ingénierie et tech.

Pour rester après le diplôme, aucune formalité de séjour lourde puisque tu es citoyen européen : tu conserves ton inscription à l'anagrafe et tu cherches un emploi ou un stage. Beaucoup de parcours commencent par un Erasmus ou un stage, puis débouchent sur un premier contrat sur place. Un bon niveau d'italien fait souvent la différence à l'embauche, même dans les milieux internationaux.

Le brief · 07

Les bons plans avant de partir

Le logement.

C'est le nerf de la guerre, et le marché est tendu à Milan, Bologne et Florence. Cherche sur les plateformes spécialisées (HousingAnywhere, Idealista, Immobiliare.it) et les groupes Facebook d'étudiants et d'Erasmus, mais ne verse jamais de caution sans avoir vu le logement (ou fait visiter par quelqu'un sur place). Exige un contrat enregistré : c'est indispensable pour t'inscrire ensuite à l'anagrafe. Postule tôt aux résidences universitaires régionales, souvent imbattables sur le prix.

Le codice fiscale.

C'est ton sésame : sans lui, pas de bail, pas de forfait, pas de compte. Il est gratuit, délivré par l'Agenzia delle Entrate (immédiat sur place avec ta carte d'identité) ou par le consulat d'Italie avant de partir. Fais-le en premier.

Le forfait et la banque.

Les opérateurs locaux (Iliad, TIM, Vodafone, WindTre) proposent des forfaits à partir de 7 à 10 € par mois. Pour l'argent, une néobanque européenne (compte en euros) suffit souvent au début ; sinon, un compte italien s'ouvre avec le codice fiscale.

La santé.

Emporte ta Carte européenne d'assurance maladie (CEAM), qui couvre les soins pendant ton séjour, et prévois une assurance complémentaire pour le reste (rapatriement, responsabilité civile).

Le timing.

Arrive fin août ou début septembre, avant la rentrée d'octobre : tu auras le temps de dénicher un logement, de faire ton codice fiscale et de te poser sans stress.

Le brief · 08

Les démarches, pas à pas

En tant que citoyen de l'UE, tu n'as besoin d'aucun visa ni titre de séjour pour étudier et vivre en Italie : ta carte d'identité ou ton passeport suffit. Les formalités se résument à quelques étapes :

  1. Obtiens ton codice fiscale (gratuit, à l'Agenzia delle Entrate ou au consulat avant le départ).
  2. Finalise ton inscription à l'université et, si besoin, l'évaluation de ton diplôme (CIMEA).
  3. Trouve un logement avec un contrat enregistré.
  4. Emporte ta CEAM et souscris une assurance complémentaire.
  5. Pour un séjour de plus de trois mois, effectue ton inscription à l'anagrafe (le registre de la population de ta commune) pour officialiser ta résidence : c'est ce qui t'ouvre l'accès à certains services locaux.

Rien de sorcier, mais tout va plus vite si tu prépares tes documents à l'avance. On détaille chaque étape sur la page visa & formalités de l'Italie.

Le brief

Les faits clés

Ville étudiante repère

Milan

Langue(s)

italien

Coût de la vie

modéré

Climat

méditerranéen

Erasmus+

Programme · groupe 2

Monnaie

EUR

Questions de bord · 🇮🇹

Ce que tu te demandes

Le brief avant de larguer les amarres. Réponses courtes, sourcées pour ce qui bouge.

Question 01

En quelle langue étudie-t-on en Italie ?

La langue officielle est italien. Une bonne maîtrise de la langue locale est généralement attendue pour suivre les cours.

Question 02

Faut-il un visa pour étudier en Italie ?

Italie fait partie de l'espace Schengen : pour un séjour d'études, les ressortissants français n'ont pas besoin de visa. Une inscription et une couverture santé suffisent le plus souvent.

Question 03

Quel budget prévoir pour étudier en Italie ?

Le coût de la vie y est modéré. À Milan, comme dans les grandes villes étudiantes, le logement reste le principal poste de dépense. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation adaptée à ton mode de vie.

Question 04

Italie fait-il partie du programme Erasmus+ ?

Oui. Italie est un pays programme Erasmus+ (groupe 2 pour le calcul de la bourse de mobilité). Tu peux y partir en échange avec une aide financière.

Le carnet de bord · 🇮🇹

Ceux qui y sont déjà

Les retours de celles et ceux qui sont partis en Italie — publiés tels quels après un filtre automatique, jamais réécrits.

Personne n'a encore ouvert le carnet en Italie. Tu y es, tu y étais ? Ton retour — même trois lignes — sera la première lumière allumée pour celles et ceux qui hésitent encore à larguer les amarres.

Publication immédiate après un filtre automatique — reste concret, pas de nom de famille ni de coordonnées.

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