La destination, décortiquée

Étudier en Roumanie

Le coût de la vie le plus bas de l'UE et des facultés de médecine en anglais reconnues : une voie prisée.

  • 338873 / mois
  • Coût bas
  • Erasmus+ gr.3
338873
€ par mois à Bucarest
20
façons d'y partir
Gr. 3
Pays programme Erasmus+
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Coût de la vie (bas)

La Roumanie, c'est le combo que peu de pays proposent : le coût de la vie le plus bas de l'Union européenne, une vraie tradition francophone, et surtout des facultés de médecine, de dentaire et de pharmacie qui enseignent en français et en anglais. Résultat, c'est devenu l'une des voies préférées des jeunes Français qui veulent faire médecine sans se heurter au mur du numerus clausus en France. Pays de l'UE et de Schengen, zéro visa, zéro paperasse lourde : voici le vrai brief avant de larguer les amarres.

Le brief · 01

Pourquoi la Roumanie plaît autant

Commençons par ce qui saute aux yeux : le prix. Selon Eurostat, la Roumanie affiche les prix à la consommation les plus bas de l'Union européenne, autour de 55 % de la moyenne de l'UE. Concrètement, ton budget étudiant y va deux fois plus loin qu'à Paris ou Lyon. Pour quelqu'un qui veut vivre à l'étranger sans se ruiner, c'est difficile de faire mieux en Europe.

Le deuxième aimant, c'est la médecine. La Roumanie forme des médecins, dentistes, pharmaciens et vétérinaires dans des filières en français (Cluj-Napoca, Iași, Timișoara, Arad) et en anglais (Bucarest et les autres). L'admission se fait sur dossier, sans concours d'entrée : pour beaucoup de jeunes Français bloqués par le PASS/LAS, c'est une seconde chance sérieuse, avec un diplôme reconnu dans toute l'UE à la clé. On détaille ça dans notre page dédiée étudier la médecine en Roumanie.

Troisième atout, souvent sous-estimé : la francophonie. La Roumanie est membre de l'Organisation internationale de la Francophonie depuis 1993, environ un cinquième de la population comprend le français, et il reste une vraie proximité culturelle avec la France. Ajoute à ça les Carpates, des villes étudiantes qui bougent et le statut de pays UE + Schengen (depuis le 1er janvier 2025) : tu poses le pied sans visa, ta carte d'identité suffit.

Tu hésites encore entre plusieurs pays ? Notre Larguo Match te dit en quelques questions si la Roumanie colle vraiment à ton projet.

Le brief · 02

Où poser tes valises, ville par ville

Cluj-Napoca

La capitale de la Transylvanie et la ville étudiante par excellence : entre l'université Babeș-Bolyai (l'une des plus grandes du pays) et l'université de médecine et pharmacie Iuliu Hațieganu, une bonne partie de la ville a la vingtaine. Scène tech en plein boom, cafés partout, et des festivals qui font sa réputation (Untold, Electric Castle). C'est aussi le fief de la filière médecine en français. Vise les quartiers Centru (le centre), Mărăști, Zorilor (juste à côté de la fac de médecine) ou Gheorgheni pour te loger.

Bucarest

La capitale, la plus grande et la plus animée, avec l'université de médecine Carol Davila (surtout en anglais et en roumain). Un peu plus chère que le reste du pays, mais toujours très abordable à l'échelle européenne. Ambiance de grande métropole : le vieux centre (Lipscani) pour les sorties, les grands boulevards hérités de l'époque communiste, une vie nocturne dense. Idéale si tu veux le rythme et les opportunités d'une capitale.

Iași

Dans l'est du pays, aux portes de la Moldavie, Iași est une ville universitaire historique qui abrite l'université de médecine Grigore T. Popa et sa filière francophone. Moins connue que Cluj, plus tranquille, et encore moins chère : parfait si tu veux te concentrer sur tes études avec un budget serré, dans une ambiance étudiante marquée.

Timișoara

À l'ouest, tout près de la Hongrie et de la Serbie, Timișoara surnommée « la petite Vienne » a été Capitale européenne de la culture en 2023. Multiculturelle, aérée, avec l'université de médecine Victor Babeș et sa filière en français. Un bon compromis entre vie étudiante, patrimoine et proximité de l'Europe centrale.

RoumanieBucarest

Partir

Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille, étape par étape.

en Roumanie · le grand saut

Le brief · 03

La vie au quotidien (et les vrais chocs)

Le premier choc est agréable : tout coûte peu. Un café en terrasse, un repas au resto, une place de ciné, un abonnement de sport, un trajet en tram : partout, tu paies une fraction de ce que ça vaut en France. Ça change complètement le rapport à l'argent quand on est étudiant.

Deuxième surprise, l'hospitalité. Les Roumains ont la réputation d'être accueillants et curieux, et le lien historique avec la France joue en ta faveur : dire que tu es français ouvre souvent la conversation. Avec le français encore enseigné à l'école et une génération plus âgée qui le parle bien, tu n'es jamais totalement perdu, même si l'anglais et quelques mots de roumain te faciliteront énormément le quotidien.

Côté cadre de vie, les Carpates ne sont jamais loin : rando l'été, ski l'hiver, châteaux perchés (oui, la Transylvanie de Dracula, c'est ici) et des paysages qui valent le détour. Les transports sont bon marché et efficaces en ville (tram, bus, trolleybus, minibus), et le train relie les grandes villes pour quelques euros avec la réduction étudiante. Se faire des amis est plutôt simple : la communauté d'étudiants internationaux, notamment française en médecine, est soudée, et les associations Erasmus organisent des sorties toute l'année.

Le brief · 04

Étudier en Roumanie : le système et la candidature

Le système suit le modèle européen (licence, master, doctorat, crédits ECTS), avec un point fort : les filières santé. La médecine et la médecine dentaire durent 6 ans (360 ECTS), la pharmacie 5 ans (300 ECTS), enseignées en français à Cluj, Iași, Timișoara et Arad, et en anglais dans la plupart des facs, dont Bucarest.

La grande différence avec la France : pas de concours couperet, une sélection sur dossier. Les universités regardent tes résultats au bac, en particulier en biologie, chimie et physique, parfois complétés d'un test. Attention, sélectif ne veut pas dire facile : à Cluj, la filière médecine en français reçoit chaque année bien plus de candidats que de places (autour de 4 à 6 candidats par place). Anticipe ton dossier, les sessions d'admission tournent en général du printemps au début de l'été.

Côté frais de scolarité, compte pour les filières santé environ 10 000 € par an à Cluj (médecine, dentaire, pharmacie) et de l'ordre de 8 500 € par an dans la filière française d'Iași, avec des frais de dossier de 50 à 300 € selon l'université. C'est un vrai budget, mais souvent inférieur à une école privée équivalente, et sans l'aléa du numerus clausus.

La reconnaissance du diplôme en France, c'est LA question qui compte. La Roumanie étant dans l'UE, le diplôme de base de médecine est couvert par la directive européenne 2005/36 sur les qualifications professionnelles, qui prévoit une reconnaissance automatique entre États membres. Nuance essentielle : le diplôme de base (6 ans) ne suffit pas à exercer seul, ni en Roumanie ni en France ; il faut avoir validé une spécialisation (le rezidențiat roumain, ou l'internat en France). Vérifie toujours les modalités à jour auprès du Conseil de l'Ordre des médecins et des sources officielles avant de te lancer. Pense aussi aux bourses mobilisables et à Erasmus+ : la Roumanie fait partie des pays où le coût de la vie bas gonfle mécaniquement la valeur de la bourse.

Le brief · 05

Le budget, en vrai

C'est le nerf de la guerre, et la bonne nouvelle tient en un mot : bas. À Bucarest, une chambre en résidence universitaire revient à environ 120 € par mois, une chambre en colocation autour de 230 €, un studio seul près de 420 €. Les courses tournent entre 130 et 240 € selon que tu cuisines ou que tu manges souvent dehors, et le pass transport étudiant coûte environ 15 € par mois. Les résidences universitaires, très abordables, incluent souvent les charges. Compose ton budget précis avec notre simulateur pour Bucarest.

À Cluj, Iași ou Timișoara, on reste dans le même ordre de grandeur, avec des loyers souvent encore plus doux qu'à Bucarest. Autrement dit, en dehors des frais de scolarité de médecine (qui, eux, se comptent en milliers d'euros à l'année), la vie quotidienne est l'une des plus économiques d'Europe.

Pour alléger encore : vise la résidence universitaire ou la coloc (le poste le plus variable), cuisine chez toi (les marchés locaux sont donnés), prends le pass étudiant et la réduction train, et profite des tarifs jeunes partout. Tu peux aussi travailler à temps partiel : en tant que citoyen de l'UE, tu n'as besoin d'aucune autorisation pour bosser sur place.

Le brief · 06

Travailler et s'installer

En tant que Français, tu bénéficies de la libre circulation dans l'UE : tu peux vivre, étudier et travailler en Roumanie sans permis ni visa. Pour un job étudiant, les classiques marchent (café, resto, accueil), et ta langue est un atout rare : donner des cours de français ou d'anglais, faire du babysitting bilingue ou du soutien scolaire se monnaie facilement. Les salaires roumains restent bas, mais rapportés au coût de la vie local, un petit boulot couvre vite une bonne part du quotidien.

Mais soyons honnêtes : pour la plupart des Français qui partent faire médecine, l'objectif n'est pas de s'installer durablement en Roumanie, c'est de revenir exercer en France. Le parcours type, c'est les 6 ans sur place, puis la spécialisation, soit via le rezidențiat roumain, soit en repassant par la France. Grâce à la reconnaissance européenne du diplôme (directive 2005/36), un médecin diplômé en Roumanie peut demander son inscription au tableau de l'Ordre des médecins en France, sous réserve de remplir les conditions (diplôme conforme, spécialisation, maîtrise du français). C'est un chemin balisé, mais qui demande de l'anticipation : renseigne-toi tôt et directement aux sources officielles.

Le brief · 07

Les bons plans avant de partir

Le logement.

Le réflexe malin, c'est de demander une place en résidence universitaire (căminul) : c'est de loin l'option la moins chère et le meilleur moyen de rencontrer du monde dès l'arrivée. Sinon, la colocation reste très abordable. Cherche via les groupes Facebook d'étudiants et de Français sur place, et ne verse jamais de caution sans avoir vu le logement (ou fait visiter par quelqu'un de confiance).

Les transports.

Prends l'abonnement mensuel étudiant dès ton arrivée, il est dérisoire, et la carte de réduction train (CFR) pour les trajets entre villes. Les minibus régionaux dépannent partout.

Le téléphone et la banque.

Les forfaits mobile roumains sont parmi les moins chers d'Europe : une carte SIM locale prépayée règle le problème en cinq minutes. Pour l'argent, une carte type Revolut/Wise évite les frais au début, et tu pourras ouvrir un compte local une fois installé si tu en as besoin.

La santé.

Avant de partir, commande ta Carte européenne d'assurance maladie (CEAM) auprès de ta caisse : elle couvre les soins médicalement nécessaires pendant ton séjour. Comme la CEAM ne couvre pas tout (rapatriement, dépassements), ajoute une assurance santé étudiante adaptée. Le timing : vise une arrivée une à deux semaines avant la rentrée (souvent début octobre) pour caler logement, banque et démarches sans stress.

Le brief · 08

Les démarches, pas à pas

Bonne nouvelle : la Roumanie étant dans l'UE et l'espace Schengen, il n'y a pas de visa pour un Français. La séquence est simple :

  1. Décroche ton admission dans l'université visée (dossier scolaire, justificatif de niveau de langue, pièces légalisées et traduites selon les cas).
  2. Entre en Roumanie avec ta carte nationale d'identité ou ton passeport en cours de validité, et ta CEAM en poche.
  3. Enregistre ton séjour : pour un séjour de plus de 3 mois, tu dois demander un certificat d'enregistrement auprès de l'Inspection générale de l'immigration (Inspectoratul General pentru Imigrări). C'est une simple formalité de résidence, pas un visa.
  4. Cale ta couverture santé (CEAM + assurance complémentaire) et ton logement, puis ouvre un compte si nécessaire.
  5. Inscris-toi administrativement à l'université à la rentrée et récupère ta carte étudiante (pass transport, réductions).

On t'accompagne étape par étape, avec les liens officiels à jour, sur la page visa & formalités de la Roumanie.

Le brief

Les faits clés

Ville étudiante repère

Bucarest

Langue(s)

roumaincursus EN

Coût de la vie

bas

Climat

continental

Erasmus+

Programme · groupe 3

Monnaie

EUR

Questions de bord · 🇷🇴

Ce que tu te demandes

Le brief avant de larguer les amarres. Réponses courtes, sourcées pour ce qui bouge.

Question 01

En quelle langue étudie-t-on en Roumanie ?

La langue officielle est roumain. De nombreux cursus sont aussi proposés en anglais, ce qui facilite l'accès sans maîtrise parfaite de la langue locale.

Question 02

Faut-il un visa pour étudier en Roumanie ?

Roumanie fait partie de l'espace Schengen : pour un séjour d'études, les ressortissants français n'ont pas besoin de visa. Une inscription et une couverture santé suffisent le plus souvent.

Question 03

Quel budget prévoir pour étudier en Roumanie ?

Le coût de la vie y est bas. À Bucarest, comme dans les grandes villes étudiantes, le logement reste le principal poste de dépense. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation adaptée à ton mode de vie.

Question 04

Roumanie fait-il partie du programme Erasmus+ ?

Oui. Roumanie est un pays programme Erasmus+ (groupe 3 pour le calcul de la bourse de mobilité). Tu peux y partir en échange avec une aide financière.

Le carnet de bord · 🇷🇴

Ceux qui y sont déjà

Les retours de celles et ceux qui sont partis en Roumanie — publiés tels quels après un filtre automatique, jamais réécrits.

Personne n'a encore ouvert le carnet en Roumanie. Tu y es, tu y étais ? Ton retour — même trois lignes — sera la première lumière allumée pour celles et ceux qui hésitent encore à larguer les amarres.

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