Pharmacie · Nouvelle-Zélande
Étudier pharmacie en Nouvelle-Zélande
La pharmacie fait partie des professions à formation harmonisée dans l'UE : le diplôme obtenu dans un autre pays membre est reconnu automatiquement en France. Voici ce qu'il faut savoir pour étudier pharmacie en Nouvelle-Zélande : reconnaissance du diplôme, langue, budget et mobilité.
En France, entrer en pharmacie passe par le goulot d'étranglement PASS/LAS, presque aussi rude que pour la médecine. Chaque année, des centaines de Français contournent ce mur en partant étudier la pharmacie ailleurs en Europe. Et la bonne nouvelle, c'est que le pharmacien fait partie des rares professions de santé à reconnaissance automatique dans l'Union européenne : un diplôme obtenu en Belgique, en Espagne ou au Portugal te permet de revenir exercer en France sans repasser le moindre concours. Voici le vrai brief, sans langue de bois, avant de larguer les amarres.
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Pourquoi partir étudier la pharmacie à l'étranger
Commençons par le nerf de la guerre : l'entrée en France. Pour devenir pharmacien, tu passes par une première année PASS ou LAS, puis un accès sélectif à la deuxième année. Le nombre de places reste strictement encadré et les taux de réussite oscillent selon les facultés, souvent entre 15 % et 35 %. Autrement dit, un bon dossier au lycée ne suffit pas : il faut décrocher une place très disputée, et beaucoup d'étudiants motivés restent sur le carreau après une, voire deux tentatives.
Le système est d'ailleurs en pleine réforme (fin annoncée du numerus apertus, projets de nouvelle première année de santé), mais la sélection à l'entrée reste, pour l'instant, la règle du jeu. Résultat : chaque année, des Français passionnés par la pharmacie décident de ne pas jouer leur avenir sur un couperet et regardent vers l'étranger.
Le vrai déclic, c'est la reconnaissance. La pharmacie est une profession réglementée, mais aussi l'une des sept professions dites « sectorielles » qui bénéficient d'une reconnaissance automatique de leurs qualifications dans toute l'Union européenne. Concrètement, un diplôme de pharmacien obtenu dans un pays de l'UE ou de l'Espace économique européen (EEE) te rouvre la porte de la France sans nouvel examen. Partir n'est donc pas un plan B au rabais : c'est une voie parallèle, parfaitement légale et balisée.
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Où partir : destinations et admission
Le premier réflexe : viser un pays de l'UE ou de l'EEE, sinon la reconnaissance automatique ne s'applique pas. Ensuite, tout dépend de ta langue, de ton budget et de ton appétit pour l'aventure.
La Belgique
Le choix le plus naturel pour un francophone. Les études de pharmacie y sont réputées et le coût d'inscription (le « minerval ») dans une université publique tourne autour de 835 € par an pour un ressortissant de l'UE. L'accès se fait sur dossier, mais attention : les places sont limitées et certaines filières santé appliquent des mécanismes de régulation pour les étudiants non-résidents. Ne pars pas en pensant que c'est acquis d'avance.
L'Espagne et le Portugal
Soleil, coût de la vie plus doux et surtout un accès souvent direct après le bac, sans concours d'entrée. En Espagne, beaucoup de cursus de pharmacie passent par des universités privées : l'addition peut alors grimper très haut sur l'ensemble du parcours. Le Portugal offre des profils comparables, avec des frais variables selon le statut public ou privé.
La Roumanie et l'Europe de l'Est
Plusieurs universités (Cluj-Napoca, notamment) proposent des sections francophones en santé, avec des frais de scolarité intermédiaires. C'est plus dépaysant, mais le diplôme reste européen, donc reconnu. Explore les destinations en détail avant de trancher.
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Le plus dur, c'est de décider. Le reste, on te le détaille.
Le grand sautLe domaine · 03
Le cursus et comment on entre
Le cadre européen fixe un plancher : la formation de pharmacien s'étend sur au moins cinq ans, dont un minimum de quatre années d'enseignement théorique et pratique, complétées par six mois de stage dans une pharmacie ouverte au public ou à l'hôpital. Dans les faits, selon les pays, tu peux tabler sur cinq à six années d'études avant le diplôme.
Côté admission, oublie le concours à la française : la plupart des destinations recrutent sur dossier. On regarde tes bulletins, en particulier tes notes en biologie, chimie, mathématiques et physique. Certains établissements ajoutent un entretien ou un test d'aptitude, mais rien de comparable à la loterie du PASS.
Le point de vigilance, c'est la langue d'enseignement. En Belgique tu restes en français ; en Espagne, au Portugal ou en Roumanie, tu suivras selon les cas des cours en langue locale ou en section francophone. Prévois un test de langue et, surtout, sois lucide : suivre de la pharmacologie dans une langue que tu maîtrises mal, c'est un handicap réel les premières années.
Complète très tôt ton dossier Parcoursup-équivalent local, car les dates limites tombent souvent plusieurs mois avant la rentrée. Anticipe.
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La reconnaissance en France : directive 2005/36 et Ordre
C'est le cœur du sujet, alors soyons précis. La directive 2005/36/CE (modifiée en 2013) organise la reconnaissance des qualifications professionnelles dans l'UE. Le pharmacien y figure parmi les professions à reconnaissance automatique, aux côtés du médecin, de l'infirmier, de la sage-femme, du dentiste, du vétérinaire et de l'architecte.
Concrètement, si ton titre de formation apparaît à l'annexe V de la directive (la liste officielle des diplômes reconnus par pays), la France le reconnaît sans te faire repasser d'épreuve d'équivalence. Tu peux même demander une carte professionnelle européenne (CPE), une attestation électronique facultative mais qui simplifie la démarche.
Mais reconnaître un diplôme ne suffit pas à exercer. Pour travailler comme pharmacien en France, l'étape obligatoire est l'inscription au Tableau de l'Ordre national des pharmaciens. C'est l'Ordre qui vérifie ton diplôme, ta moralité professionnelle et ta maîtrise du français, indispensable pour dialoguer avec les patients et les prescripteurs. Sans cette inscription, pas d'exercice, point.
Deux avertissements. D'abord, cette voie royale ne vaut que pour un diplôme UE/EEE : un diplôme obtenu hors de cet espace (Royaume-Uni post-Brexit, Suisse mise à part via ses accords, etc.) bascule dans un régime bien plus lourd, avec examens de contrôle des connaissances. Ensuite, pour une simple reconnaissance académique (poursuivre des études, par exemple), c'est le centre ENIC-NARIC France, rattaché à France Éducation international, qui délivre une attestation de comparabilité. À ne pas confondre avec la reconnaissance professionnelle qui, elle, passe par l'Ordre.
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Débouchés, budget et réalité
Le diplôme de pharmacien ouvre bien plus que le comptoir d'une officine. Les trois grands débouchés restent l'officine (la pharmacie de quartier), l'industrie (recherche, production, affaires réglementaires, pharmacovigilance) et l'hôpital (pharmacie hospitalière, préparation, achats). S'y ajoutent la distribution en gros, la biologie médicale ou encore les agences de santé. C'est un métier de santé avec de vraies passerelles vers le privé, ce qui rassure côté emploi.
Côté budget, l'écart entre destinations est énorme. Une université publique belge à quelques centaines d'euros par an n'a rien à voir avec un cursus privé espagnol qui peut représenter, frais de scolarité cumulés sur tout le parcours, plusieurs dizaines de milliers d'euros. Ajoute le logement, la vie courante et les allers-retours : raisonne toujours sur le coût total des cinq à six années, pas sur une seule inscription. Notre simulateur de budget t'aide à poser des chiffres réalistes.
Enfin, un mot de lucidité. Partir contourne la sélection à l'entrée, pas l'exigence du cursus : la pharmacie reste des études denses, scientifiques et longues. Et dans des pays proches comme la Belgique, la demande française est telle que les places ne sont pas garanties. Ce n'est pas une porte dérobée, c'est un autre chemin, tout aussi sérieux.
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Conseils avant de te lancer
Vérifie la reconnaissance avant tout le reste. Assure-toi que le pays visé est bien dans l'UE/EEE et que le diplôme de l'établissement figure (ou figurera) à l'annexe V de la directive 2005/36. C'est ce détail administratif qui conditionne tout ton retour en France.
Sois honnête sur la langue. Une section francophone te met à l'aise, mais si tu vises l'espagnol ou le portugais, engage-toi dans un vrai apprentissage dès maintenant. Les premières années de sciences dures dans une langue étrangère se jouent sur ta capacité à suivre en cours.
Chiffre tout, sur toute la durée. Additionne scolarité, logement, vie quotidienne et voyages sur cinq à six ans. Une destination « pas chère » à l'année peut coûter cher au total, et l'inverse est vrai aussi.
Anticipe le retour. Renseigne-toi tôt sur la procédure d'inscription au Tableau de l'Ordre national des pharmaciens et sur le niveau de français attendu. Rien n'est piégeux, mais tout se prépare.
Teste ton projet. Avant de t'engager, croise tes critères (langue, budget, ambiance) avec Larguo Match pour identifier les destinations qui te collent vraiment, et parcours notre guide étudier la pharmacie à l'étranger pour aller plus loin.
Vérification
Nos sources
- Your Europe (Commission européenne) · Reconnaissance automatique des qualifications (pharmacien parmi les 7 professions sectorielles)
- EUR-Lex · Directive 2005/36/CE, régime de reconnaissance des qualifications professionnelles
- Ordre national des pharmaciens · Exercer en France avec un diplôme UE/EEE (inscription au Tableau, annexe V, CPE)
- France Éducation international · Centre ENIC-NARIC France, attestation de comparabilité des diplômes
- Sénat · Mobilité des professionnels de santé dans l'UE (durée de formation du pharmacien : 5 ans dont 6 mois de stage)
Reconnaissance au cas par cas (hors UE)
Le diplôme est-il reconnu en France ?
Nouvelle-Zélande n'étant pas dans l'UE, la reconnaissance automatique de la directive 2005/36/CE ne s'applique pas. Le diplôme passe par une attestation de comparabilité (ENIC-NARIC), et l'exercice en France dépend des conditions de l'ordre professionnel, parfois avec un complément.
Questions fréquentes
Bon à savoir
Question 01 Le diplôme de pharmacie obtenu en Nouvelle-Zélande est-il reconnu en France ?
Nouvelle-Zélande n'étant pas dans l'UE, la reconnaissance automatique de la directive 2005/36/CE ne s'applique pas. Le diplôme passe par une attestation de comparabilité (ENIC-NARIC), et l'exercice en France dépend des conditions de l'ordre professionnel, parfois avec un complément.
Question 02 En quelle langue étudie-t-on pharmacie en Nouvelle-Zélande ?
L'enseignement se fait principalement dans la ou les langues du pays. De nombreux cursus existent aussi en anglais, ce qui aide sans maîtrise parfaite de la langue locale.
Question 03 Combien coûtent des études en Nouvelle-Zélande ?
Le coût dépend surtout du logement et de la ville. Utilise le simulateur de budget Larguo pour une estimation, et vérifie les frais de scolarité propres à l'établissement visé.
Question 04 Peut-on partir en Erasmus en pharmacie en Nouvelle-Zélande ?
Nouvelle-Zélande n'est pas un pays Erasmus+, mais des accords d'échange existent selon ton établissement.
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- EUR-Lex · Directive 2005/36/CE (reconnaissance des qualifications professionnelles)
- France Éducation International · ENIC-NARIC France (comparabilité des diplômes)
- Service-Public.fr · Faire reconnaître un diplôme étranger en France
Informations vérifiées le 6 juillet 2026 : confirme toujours auprès des sources officielles et de l'ordre professionnel concerné avant de t'engager.
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