Vivre à l'étranger

Financer son départ à l'étranger : toutes les aides

Bourse Erasmus+, AMI de 400 € par mois, bourse sur critères sociaux maintenue, aides régionales, prêt étudiant : toutes les aides pour financer ton départ.

  • Vérifié le 2 août 2026
  • 6 min de lecture
  • 4 sources officielles
  • Par Larguo

Arrêt 1

Partir coûte de l'argent, mais moins que tu ne le crois

Le billet d'avion, la caution du logement, les premières semaines sans revenu : oui, partir étudier ou faire un stage à l'étranger demande un budget. Mais si tu pars dans le cadre de tes études, tu peux empiler plusieurs aides publiques qui, mises bout à bout, changent complètement l'équation : la bourse Erasmus+, l'aide à la mobilité internationale, ta bourse sur critères sociaux qui continue d'être versée, et les aides de ta région. Le vrai problème n'est pas le manque d'aides : c'est que personne ne te les présente au même endroit, et que chacune a son guichet et son calendrier. C'est exactement ce qu'on règle ici.

Arrêt 2

La bourse Erasmus+ : le socle si tu pars en Europe

Si tu pars étudier ou faire un stage via Erasmus+, tu touches une bourse mensuelle dont le montant dépend du coût de la vie du pays d'accueil, classé en trois groupes. Pour une mobilité d'études : de 292 à 606 € par mois dans les pays du groupe 1 (les plus chers : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède), et de 225 à 550 € par mois dans les groupes 2 et 3 (Espagne, Portugal, Grèce, Tchéquie, Pologne, Croatie et les autres). Pour un stage, un complément de 150 € par mois s'ajoute. Et si tu relèves des critères d'inclusion et de diversité, un complément peut ajouter jusqu'à 250 € par mois. Le montant exact est fixé par ton établissement à l'intérieur de ces fourchettes : c'est le service des relations internationales qui te le confirme au moment de ta candidature. Tu n'as aucune démarche à faire auprès de l'Europe directement, tout passe par ton établissement.

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Chaque démarche cochée, c'est un pas de plus vers le départ.

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Arrêt 3

L'AMI : 400 € par mois si tu es boursier

L'aide à la mobilité internationale (AMI), c'est l'aide la plus lisible du lot : 400 € par mois, réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux qui partent à l'étranger dans le cadre de leur cursus, pour un semestre d'échange ou un stage. Elle est versée pour un séjour de 1 à 10 mois consécutifs, avec un plafond de 10 mois d'AMI sur l'ensemble de tes études supérieures : tu peux donc la mobiliser plusieurs fois, par exemple un semestre en licence puis un stage en master. La demande se dépose auprès du service des relations internationales de ton établissement, avec ton projet de séjour ; c'est l'établissement qui sélectionne les dossiers selon la qualité et l'intérêt pédagogique des projets. Traduction concrète : dépose un dossier propre, tôt, avec un projet argumenté, plutôt qu'un dossier bâclé à la dernière minute.

Arrêt 4

Ta bourse sur critères sociaux te suit à l'étranger

C'est l'info que beaucoup d'étudiants ignorent : si tu es boursier et que tu pars étudier dans un pays membre du Conseil de l'Europe (un périmètre bien plus large que l'UE), tu peux continuer à percevoir ta bourse sur critères sociaux dans les mêmes conditions qu'en France. Les conditions : être inscrit dans un établissement d'enseignement supérieur reconnu par le pays d'accueil et suivre des études conduisant à un diplôme national. Le cas le plus simple est celui de l'échange (Erasmus+ ou accord bilatéral) : tu restes inscrit dans ton établissement français, donc ta bourse continue de tomber tous les mois. Et elle se cumule avec la bourse Erasmus+ et avec l'AMI. Pour un boursier, l'addition mensuelle des trois devient sérieuse : c'est souvent ce cumul qui rend le départ réellement finançable.

Arrêt 5

Les aides régionales : le réflexe que tout le monde zappe

Presque chaque région a son propre dispositif d'aide à la mobilité internationale des étudiants : bourse de stage à l'étranger, forfait mobilité études, aide au départ. Les noms, les montants et les conditions changent d'une région à l'autre et évoluent régulièrement, donc méfie-toi des chiffres recopiés de blog en blog : la seule source fiable est le site de ta région. Le bon réflexe : cherche « aide mobilité internationale » avec le nom de ta région, et pose la question au service des relations internationales, qui connaît les dispositifs locaux et leurs calendriers. Ces aides sont souvent cumulables avec Erasmus+ et l'AMI, et souvent méconnues, donc moins demandées. Autrement dit : tente ta chance. On recense les dispositifs et les liens utiles sur notre page bourses.

Arrêt 6

Les autres pistes pour boucler le budget

Les aides ne couvriront probablement pas tout, surtout dans les pays chers. Pour compléter :

  • Un job avant de partir ou sur place. Quelques mois de travail avant le départ, ou un job étudiant une fois installé : en Europe, la libre circulation te permet de travailler sans permis. Notre guide trouver un job à l'étranger avant de partir liste les canaux qui marchent vraiment.
  • De l'épargne anticipée. Un virement automatique de 50 € par mois lancé un an avant le départ, c'est 600 € de matelas au moment de payer la caution. Pas spectaculaire, très efficace.
  • Le prêt étudiant garanti par l'État, en dernier recours. Il permet d'emprunter jusqu'à 20 000 € sans caution parentale ni garant personnel : l'État se porte garant à hauteur de 70 % du montant hors intérêts, pour les étudiants de moins de 28 ans, auprès des banques partenaires du dispositif. Garde la tête froide : c'est un prêt, tu rembourses tout, intérêts compris. Épuise d'abord toutes les aides non remboursables avant d'y penser.

Arrêt 7

Cumuler les aides : mode d'emploi

Le nerf de la guerre, c'est le calendrier : la plupart des demandes passent par le service des relations internationales et se jouent 6 à 12 mois avant le départ, en même temps que ta candidature à l'échange. La marche à suivre :

  1. Confirme ton statut de boursier via ton dossier social étudiant : il conditionne l'AMI et le maintien de ta bourse à l'étranger.
  2. Monte ton dossier de mobilité auprès des relations internationales : la bourse Erasmus+ et l'AMI se demandent à ce moment-là, pas après.
  3. Cherche l'aide de ta région dès que ta destination est confirmée, sans attendre la rentrée.
  4. Chiffre ton coût de la vie réel sur place avec Larguo Budget : un loyer à Copenhague et un loyer à Cracovie, ce n'est pas la même histoire, et le groupe de pays Erasmus+ ne compense pas tout l'écart.

Si tu hésites encore entre plusieurs destinations, compare-les sur notre page destinations en gardant un œil sur le couple « aides possibles / coût de la vie », pas seulement sur le soleil.

Arrêt 8

Récap : ta checklist financement

  1. Bourse Erasmus+ : 292 à 606 € par mois (groupe 1) ou 225 à 550 € (groupes 2 et 3) pour des études, complément de 150 € par mois en stage, jusqu'à 250 € de plus au titre de l'inclusion.
  2. AMI : 400 € par mois si tu es boursier, séjour de 1 à 10 mois consécutifs, 10 mois maximum sur l'ensemble de tes études, demande via les relations internationales.
  3. Bourse sur critères sociaux : maintenue dans les pays du Conseil de l'Europe, aux mêmes conditions qu'en France, si tu suis des études menant à un diplôme national dans un établissement reconnu.
  4. Région : cherche le dispositif de ta région, souvent cumulable et sous-demandé.
  5. Compléments : job, épargne anticipée, et seulement en dernier recours le prêt étudiant garanti par l'État (jusqu'à 20 000 €, sans caution).
  6. Empile tout, chiffre le résultat avec Larguo Budget, et retrouve l'ensemble des dispositifs sur notre page bourses.

« Pars loin, préparé. »

La suite t'attend.