Travailler à l'étranger

Jobs saisonniers à l'étranger : où et comment postuler

Été au soleil ou hiver en station de ski : où chercher un job saisonnier à l'étranger, comment postuler, quels droits et quel salaire. Guide sourcé.

  • Vérifié le 2 août 2026
  • 7 min de lecture
  • 5 sources officielles
  • Par Larguo

Arrêt 1

Le job saisonnier, la porte d'entrée la plus simple vers l'étranger

Pas besoin d'un bac+5, pas besoin de dix ans d'expérience, et souvent un logement fourni avec le poste : le job saisonnier est sans doute le moyen le plus accessible de partir vivre à l'étranger quelques mois. Tu testes la vie sur place, tu progresses en langue à une vitesse impossible à atteindre en cours, et tu rentres en principe avec de l'argent de côté. L'été, les côtes espagnoles, grecques et italiennes embauchent en masse dans le tourisme et la restauration. L'hiver, ce sont les stations de ski des Alpes, d'Autriche et de Suisse qui recrutent. Entre les deux : les récoltes agricoles et l'animation. Voici où chercher, comment postuler et à quoi t'attendre, sans enjoliver.

Arrêt 2

Le droit d'abord : où peux-tu travailler légalement ?

Bonne nouvelle si tu es citoyen français : dans l'UE et l'EEE, la libre circulation te permet de travailler sans permis de travail. Et tu bénéficies de l'égalité de traitement : ton employeur grec ou autrichien doit t'appliquer les mêmes règles qu'aux travailleurs locaux pour le salaire, les horaires, le licenciement et la santé-sécurité. La Suisse applique elle aussi la libre circulation, via un accord avec l'UE.

Hors Europe, il te faut un titre qui t'autorise à travailler. Pour une saison, le plus simple est souvent le Programme Vacances-Travail (PVT) : un visa d'un an maximum, ouvert aux 18-30 ans (jusqu'à 35 ans pour l'Argentine, l'Australie et le Canada), disponible dans une quinzaine de pays partenaires de la France, dont le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. Les saisons dans les fermes australiennes ou les stations de ski canadiennes passent par ce visa. Compare les options pays par pays sur notre page destinations, ou laisse Larguo Match te dire lesquelles collent à ton profil.

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Avancer

Chaque démarche cochée, c'est un pas de plus vers le départ.

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Arrêt 3

La saison d'été : tourisme, restauration, littoral

De mai à septembre, l'Europe du Sud tourne à plein régime : l'Espagne (Baléares, Canaries, Costa Brava), la Grèce (Cyclades, Crète, Rhodes), l'Italie (côtes et lacs), sans oublier le Portugal et le littoral français. Les postes qui reviennent le plus : service en salle, bar, réception d'hôtel, cuisine, ménage, surveillance de plage, clubs enfants. Dans les zones très touristiques, l'anglais suffit souvent pour être embauché, mais parler la langue locale fait la différence pour les meilleurs postes (et les pourboires). Les employeurs bouclent leurs équipes tôt : vise l'envoi de tes candidatures entre février et avril pour un début de saison en mai ou juin. Postuler en plein mois de juillet, c'est se contenter des restes.

Arrêt 4

La saison d'hiver : les stations de ski

De décembre à avril, les Alpes françaises, l'Autriche et la Suisse embauchent des milliers de saisonniers : hôtellerie, restauration, bars, magasins de location de ski, ménage, garde d'enfants. L'Autriche est un énorme employeur de l'hôtellerie alpine et recrute volontiers des francophones motivés qui se débrouillent en allemand ou en anglais. Le gros avantage de l'hiver : le logement du personnel est très souvent inclus ou proposé à prix réduit, ce qui change tout dans des stations où se loger coûte une fortune. Sois lucide sur le rythme en revanche : six jours sur sept en haute saison, c'est courant. Les recrutements se jouent entre septembre et novembre pour un début de saison en décembre.

Arrêt 5

Récoltes et animation : les filières qu'on oublie

L'agriculture recrute au fil des saisons : vendanges, cueillette de fruits, maraîchage, en Espagne, en Italie ou beaucoup plus loin (les fermes australiennes sont un classique du PVT). Sois honnête avec toi-même avant de signer : c'est physique, parfois payé au rendement, et le logement peut être rudimentaire. Vérifie les conditions exactes avant d'accepter. L'animation, elle, est une filière très francophone : clubs de vacances, tour-opérateurs et villages vacances recrutent des animateurs et des équipes enfants pour l'été comme pour l'hiver, avec logement et repas généralement compris. C'est l'une des rares filières où l'on peut décrocher un poste à l'étranger en passant des entretiens en français.

Arrêt 6

Où chercher : les canaux qui fonctionnent

Commence par EURES, le portail européen de l'emploi : des offres dans toute l'Europe, des fiches sur les conditions de vie et de travail pays par pays, et des conseillers que tu peux contacter gratuitement. Cherche avec les mots-clés « seasonal », « saisonnier » ou le nom du poste dans la langue du pays. Côté français, France Travail propose un accompagnement Mobilité internationale : conseillers spécialisés, offres à l'international et ressources pour préparer ta candidature. Ajoute enfin les canaux directs, souvent les plus efficaces en saisonnier : sites carrières des chaînes d'hôtels et des stations, candidatures spontanées aux établissements que tu as repérés, et le bouche-à-oreille entre saisonniers, imbattable pour resigner d'une saison à l'autre. Pour la méthode complète de candidature à distance (CV, relances, entretiens), lis notre guide trouver un job à l'étranger avant de partir.

Arrêt 7

Salaire : à quoi t'attendre selon le pays

Le salaire d'un saisonnier dépend d'abord du pays. Au 1er juillet 2026, le salaire minimum légal varie dans l'UE de 620 € par mois en Bulgarie à 2 771 € au Luxembourg, et cinq pays (Danemark, Italie, Autriche, Finlande, Suède) n'ont pas de salaire minimum national : les salaires y sont fixés par les conventions collectives de branche. Retiens deux choses. Un : le même poste de serveur ne paie pas du tout pareil à Athènes, à Palma ou à Zermatt. Deux : un salaire élevé dans un pays cher ne garantit pas plus d'économies à la fin de la saison. Ce qui compte, c'est ce qui reste une fois le logement et la vie courante payés : fais le calcul avec Larguo Budget avant de choisir ta destination.

Arrêt 8

Contrat et logement : les pièges classiques

Règle numéro un : un contrat écrit, toujours, même pour six semaines. EURES le conseille noir sur blanc : si l'employeur ne te propose pas de contrat, insiste pour en obtenir un, c'est ce qui sécurise ta situation. Le contrat doit préciser le salaire, les horaires, le paiement des heures supplémentaires et, point crucial en saison, les conditions du logement : gratuit ou payant, retenu sur le salaire ou non, et ce qu'il devient si le contrat s'arrête. Demande des photos et l'adresse exacte du logement avant de t'engager. Et ne verse jamais d'argent pour « réserver » un poste ou un logement à distance : c'est l'arnaque la plus courante du secteur.

Arrêt 9

Ta protection sociale pendant la saison

En Europe, pars avec ta Carte Européenne d'Assurance Maladie (CEAM) : gratuite, valable 2 ans, à demander sur ton compte Ameli avant le départ. Elle couvre les soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire dans l'UE, l'EEE, en Suisse et au Royaume-Uni. Attention : elle ne couvre ni les soins programmés ni le rapatriement, donc une assurance complémentaire reste une bonne idée. Côté cotisations, le principe est simple : tu ne relèves que d'un seul système de sécurité sociale à la fois. Embauché en contrat local, tu cotises dans le pays où tu travailles et tu y accèdes aux prestations comme les nationaux. Envoyé à l'étranger par un employeur français pour moins de deux ans (détachement), tu restes au régime français. Hors Europe, une assurance privée couvrant tous les risques médicaux est indispensable ; c'est d'ailleurs une condition d'obtention du PVT.

Arrêt 10

Récap : ton plan de bataille

  1. Choisis ta saison : été (Espagne, Grèce, Italie, littoral) ou hiver (Alpes, Autriche, Suisse).
  2. Vérifie le droit : dans l'UE et l'EEE tu travailles sans permis ; hors Europe, vise un PVT si tu as entre 18 et 30 ans (35 pour certains pays).
  3. Postule tôt : février-avril pour l'été, septembre-novembre pour l'hiver.
  4. Multiplie les canaux : EURES, France Travail Mobilité internationale, candidatures directes, réseau saisonnier.
  5. Exige un contrat écrit qui précise salaire, horaires et conditions du logement, et ne paie jamais rien d'avance.
  6. Pars couvert : CEAM en Europe, assurance privée partout ailleurs.
  7. Calcule ce que tu peux vraiment mettre de côté avec Larguo Budget avant de dire oui.

« Pars loin, préparé. »

La suite t'attend.