PVT · Vacances-travail
PVT Corée du Sud : conditions, âge, quota et démarches
PVT Corée du Sud : 18-30 ans, 12 mois, quota de 2 000 visas, 2 500 € de ressources, travail limité à 25 h par semaine. Conditions et démarches, sourcées.
L'itinéraire
Le sommaire, arrêt par arrêt.
10 étapes vérifiées et sourcées. Cliquez pour rejoindre directement la section qui vous concerne.
Itinéraire — Roadbook10 arrêts
La Corée du Sud attire une nouvelle génération de Français : la musique, les séries, la tech, la street food, et une capitale qui ne dort jamais. Le PVT permet d'y vivre un an sans être étudiant ni salarié expatrié. C'est aussi l'un des PVT les plus accessibles d'Asie, à condition de connaître ses règles : un quota annuel, un justificatif de fonds, une assurance stricte et une limite d'heures de travail que beaucoup découvrent trop tard.
Arrêt 1
Le PVT Corée du Sud en bref
L'accord vacances-travail entre la France et la Corée du Sud permet aux Français de 18 à 30 ans de passer un an sur place, en finançant une partie du séjour par des petits boulots. Le visa est à entrées multiples : tu peux sortir du pays et revenir librement pendant sa validité, pratique pour un saut au Japon ou à Taïwan en cours de route.
Trois règles structurent tout le programme :
- Une fois dans la vie : le visa ne peut être délivré qu'une seule fois et n'est pas renouvelable.
- Un quota annuel de 2 000 visas pour la France, servi dans l'ordre d'arrivée des dossiers.
- 25 heures de travail par semaine maximum : le volet « vacances » passe avant le volet « travail ».
Arrêt 2
Les conditions
Pour candidater, il faut :
- avoir 18 à 30 ans révolus à la date du dépôt de la demande de visa ;
- détenir un passeport français en cours de validité et résider en France ;
- ne jamais avoir bénéficié du PVT Corée du Sud ;
- justifier d'au moins 2 500 euros de ressources ;
- souscrire une assurance couvrant maladie, maternité, invalidité, hospitalisation et rapatriement pour toute la durée du séjour.
Aucun diplôme, aucun niveau de coréen exigé. Et le montant de fonds demandé (2 500 euros) est parmi les plus bas de tous les PVT : c'est l'un des points qui rendent la Corée si accessible.
Avancer
Chaque démarche cochée, c'est un pas de plus vers le départ.
Larguo · pas à pasArrêt 3
Le quota : 2 000 visas par an
La France dispose d'un quota annuel de 2 000 visas. Les demandes sont traitées dans l'ordre de leur dépôt, jusqu'à épuisement du quota. Pas de tirage au sort comme au Canada, pas de loterie : premier arrivé, premier servi.
En pratique, ce quota laisse plus de marge que celui du Japon, mais la logique reste la même : si ton projet est calé, dépose tôt dans l'année, et ne réserve pas de billet non remboursable tant que le visa n'est pas dans ton passeport.
Arrêt 4
La demande, étape par étape
La demande se fait en France, avant le départ, auprès de l'ambassade de la République de Corée en France (les modalités pratiques passent par son centre de demande de visas). Tu ne peux pas partir en touriste et transformer ton séjour en PVT sur place.
Prépare au minimum :
- le formulaire de demande de visa et ton passeport ;
- le justificatif bancaire montrant au moins 2 500 euros ;
- le certificat d'assurance couvrant au moins un an à partir de ton arrivée en Corée ;
- les pièces décrivant ton projet de séjour.
La liste exacte des documents et les éventuels frais de dossier évoluent : vérifie-les sur le site de l'ambassade juste avant de déposer, et prévois plusieurs semaines de marge entre le dépôt et ta date de départ idéale.
Arrêt 5
L'assurance : stricte et vérifiée au dossier
Ici, l'assurance n'est pas une formalité de dernière minute : le certificat fait partie du dossier de visa. Elle doit couvrir la maladie, la maternité, l'invalidité, l'hospitalisation et le rapatriement pour toute la durée du séjour, et l'ambassade exige un certificat valide au moins un an à partir de ton arrivée.
Ta protection sociale française ne te suit pas automatiquement en Corée : sans assurance adaptée, une hospitalisation se paie plein tarif. Pour choisir sans te tromper, lis le guide assurance PVT : obligatoire, comment choisir.
Arrêt 6
Le budget à prévoir
Les 2 500 euros exigés au dossier sont un minimum administratif, pas un budget réaliste. Pour construire le tien, additionne quatre postes :
- le billet d'avion aller (et idéalement une marge pour le retour) ;
- l'assurance sur douze mois, à payer avant le départ ;
- les premières semaines de logement, le temps de te poser et de chercher un job ;
- un matelas de sécurité pour vivre sans revenu au début, car un job ne se trouve pas toujours en quinze jours.
Séoul concentre l'essentiel des opportunités, mais aussi les loyers les plus élevés du pays. Si ton budget est serré, garde en tête que la limite d'heures de travail (on y vient) t'empêchera de compenser un départ trop juste en enchaînant les heures.
Arrêt 7
Travailler sur place : le plafond des 25 heures
C'est la grande spécificité du PVT Corée : tu peux travailler au maximum 25 heures par semaine. Concrètement, ton année coréenne ne s'autofinancera pas aussi facilement qu'un PVT en Australie ou au Canada. Le programme est pensé comme des vacances complétées par un job, pas comme une année de travail à temps plein : prévois un budget de départ confortable, au-delà des 2 500 euros exigés au dossier.
Côté jobs, sans parler coréen tu vises surtout les secteurs au contact des étrangers : cafés et restaurants des quartiers internationaux, tourisme, cours de français, missions trouvées via le réseau des expatriés. Avec un niveau de coréen correct, le champ s'élargit nettement. Commencer les bases de la langue avant de partir est probablement l'investissement le plus rentable de tout ton PVT.
Arrêt 8
Se loger : goshiwon, one-room et colocations
Le logement coréen a ses codes, et mieux vaut les connaître avant d'atterrir. Les options les plus courantes en arrivant :
- Le goshiwon : une petite chambre meublée, charges incluses, sans grosse caution ni engagement long. C'est la solution classique des premières semaines, parfois des premiers mois : tu réserves, tu poses ton sac, c'est réglé.
- Le one-room : un studio, plus confortable, mais le système locatif coréen repose sur des dépôts de garantie élevés, ce qui le rend difficile d'accès quand tu débarques sans historique sur place.
- La guesthouse ou la colocation, notamment dans les quartiers étudiants de Séoul, idéales pour rencontrer du monde dès le début.
La stratégie la plus répandue : commencer en goshiwon ou en guesthouse à Séoul, trouver un job et ses repères, puis choisir un logement plus durable une fois le quotidien stabilisé.
Arrêt 9
Après un échange universitaire, la suite logique
La Corée du Sud est l'une des destinations d'échange universitaire les plus demandées par les étudiants français, et beaucoup en reviennent avec la même envie : y retourner plus longtemps, autrement. Le PVT est exactement fait pour ça : pas de condition de diplôme ni d'inscription universitaire, un an de liberté pour retrouver le pays hors du cadre étudiant. Une seule contrainte à surveiller : la limite des 30 ans révolus au moment de la demande.
Explore la fiche Corée du Sud pour les données pays, et si tu hésites encore entre plusieurs destinations ou formules de départ, Larguo Match t'aide à trancher en quelques questions.
Arrêt 10
Le récap
- Qui : Français de 18 à 30 ans révolus à la date du dépôt, une seule fois dans la vie.
- Durée : 12 mois, visa à entrées multiples, non renouvelable.
- Quota : 2 000 visas par an pour la France, servis dans l'ordre de dépôt.
- Fonds : au moins 2 500 euros à justifier.
- Assurance : obligatoire (maladie, maternité, invalidité, hospitalisation, rapatriement), certificat exigé au dossier.
- Travail : plafonné à 25 heures par semaine.
- Demande : ambassade de la République de Corée en France, avant le départ.
Pour situer la Corée face aux autres grands PVT, lis quel PVT choisir. Et si un point de ton dossier reste flou, pose ta question au Copilote.
Vérification
Sources officielles
Chaque affirmation de ce guide est traçable à une source publique et datée.












